Fabre doit beaucoup à André Adèle, son maître, et aucun des deux ne nous contredira… Sa femme Elisabeth est aussi à associer à sa réussite. Mais permettez-nous d’insister en prétendant que notre sympathique entraîneur a une dette envers les courses hippiques. Non qu’il doive rendre l’argent gagné, sans doute honnêtement, par ses pensionnaires, mais il n’a pas joué le rôle de locomotive qu’une tête de liste se doit d’assurer. En ne faisant pas la promotion de son sport (je ne parle pas du polo mais bien des courses) et de sa profession, André Fabre pénalise tout un secteur d’activité.
Et si Fabre n’avait pas existé, il y aurait eu d’autres gagnants, qui nous auraient peut-être fait profiter de leurs lumières.
Que Fabre laissera aux courses après sa retraite ? Un formidable palmarès mais aussi peu de grands étalons, malgré le sang royal de ses élèves. Certains aiment à dire que ses chevaux parlent pour lui, mais ils ne nous ont pas encore donné d’explication à ce paradoxe.
Non, nous ne pensons pas que Fabre soit un exemple. Il ne doit pas faire école et c’est au nouveau président de France Galop de prendre les mesures nécessaires pour que les entraîneurs comprennent qu’ils exercent un métier public, avec des droits mais aussi des devoirs. Comme celui d’informer et d’expliquer.
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