Accueil Ugnon-Fleury joue le jeu La roue tourne, vive la cote fixe !

La roue tourne, vive la cote fixe !

Envoyer Imprimer PDF

Avant l'ouverture des jeux en ligne, en 2010, la cote fixe a été diabolisée par de nombreux défenseurs du pari mutuel. Les bookmakers, responsables de tous les maux et chassés de France à la fin du 19e siècle, ont été stigmatisés. Ils auraient causé la perte de tous les pays européens où ils se seraient installés, l'Angleterre étant une exception... Les bookmakers cherchant le plus grand profit possible, il fallait, pour sauver la filière et éviter des tricheries à grande échelle, les maintenir hors de nos frontières hippiques. Le vertueux système du Pari Mutuel est censé mieux nous protéger : les parieurs jouant les uns contre les autres, sans que l'opérateur n'y ait un intérêt. A force d'agiter le torchon rouge, nous avions fini par ne plus opposer d'objections... Mais, il y a peu, en regardant avec curiosité le site sportif du PMU, nous nous sommes retrouvés devant des propositions de paris liés au Tour de France qui a réveillé notre esprit de contradiction : tel coureur (c'était Hushovd) va-t-il conserver son maillot jaune au terme de l'étape ? Deux cotes fixes étaient proposées. Le "oui" offrait un rapport très faible, et le "non" proposait une cote très attractive. Miser sur la défaite d'un concurrent, c'était le type même de paris décriés par les pro-mutuels ? Rien de plus facile que de perdre la première place au classement général, quand seules quelques secondes séparent le maillot jaune de son dauphin. Ce pari, proposé par le PMU, est dont le bénéfice va donc profiter aux sociétés de courses, ne semble poser aucun problème. Comment, avec ces passe-droits, va-t-on s'opposer aux cotes fixes dans les courses de chevaux ? Y aurait-il plus de malhonnêtes hommes dans l'hippisme que dans le cyclisme ? Plus de dopage ? Il faut être sérieux. En légalisant les cotes fixes, le turfiste pourrait enfin « toucher » le cheval joué à la cote à laquelle il a contracté le pari. Cela va aussi inciter les turfistes à jouer plus tôt et d'éviter ainsi le goulot d'étranglement des dernières minutes (aujourd'hui, celui qui veut "investir" à bon escient et ne pas subir les baisses de cotes, doit enregistrer ses paris au dernier moment).
Bien sûr, pour proposer des cotes fixes, il faut des opérateurs dignes de confiance. Mais n'est-ce pas l'une des raisons d'exister de l'ARJEL (Autorité de Régulation des Jeux En Ligne) de séparer le bon grain de l'ivraie ?

 

Newsletter inscription gratuite

Les partenaires


Bannière

Recherchez