A la charge !

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A l'occasion du Prix du Jockey-Club, s'est posée la question existentielle : faut-il prévoir que les grandes courses de galop puissent réunir plus de vingt partants ? Nous avons dû manquer l'épisode où, soudainement, les entraîneurs français, plus audacieux que jamais, étaient partis à l'assaut des épreuves classiques. Jusqu'alors, le problème du galop était de réunir suffisamment de partants dans les épreuves dites de sélection. D'ailleurs, dès le dimanche suivant, à Chantilly, tout était revenu en ordre: le Prix de Diane présentait neuf candidates, dont un leader, le Prix du Lys plafonnait à six partants, le Paul de Moussac à huit, et le Chemin du Fer du Nord faisait le plein, avec dix chevaux sous les ordres. Il n'y avait donc pas quoi s'affoler, et les prochains Grand Prix de Saint-Cloud et Grand Prix de Paris devraient être du même tonneau.
Beaucoup de bruit pour rien, donc. Cela dit, il semble indispensable que le PMU soir capable prendre des paris sur des courses de plus de vingt partants dans ses points de ventes traditionnels. Cela se faisait avant Pegase. On se rappelle de l'Arc d'Urban Sea, en 1993, avec 23 partants, de celui de Tony Bin, en 1988, avec 24 partants, et même celui de All Along, en 1983, devant vingt-cinq adversaires. Le record du genre appartient à l'édition de 1967 et ses trente partants. Topyo, représentant de Mme Volterra, s'était imposée à 82/1, son jockey Bill Pyers volant la course, selon les chroniques de l'époque...
Même si la régularité est souvent malmenée dans les pelotons touffus, reconnaissons qu'il serait dommage de se priver d'un Arc à 21 partants comme support du quinté, juste pour un problème de ticket mal pensé...
En revanche, le président de France Galop, Edouard de Rothschild, a ouvert une brèche que nous considérons comme dangereuse : proposer des handicaps à plus de vingt partants, comme en Angleterre. A notre sens, cela serait dramatique pour le galop français. Les gros handicaps sont un suffisamment des loteries comme cela. Laissons le Grand National de Liverpool aux Anglais et offrons même la possibilité aux turfistes français d'engager des paris sur cette course mythique, mais de grâce, ne rendons pas la tâche plus difficile aux aficionados du galop en proposant des charges de cavalerie déroutantes. A l'heure actuelle, les pronostiqueurs et joueurs déchiffrent trois fois moins de quinté en plat qu'au trot. Allez au-delà de cette proportion ne serait pas raisonnable, à l'heure où beaucoup de turfistes découvrent sur le site même du PMU les joies des paris sportifs en ligne.

 

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