C'est dans l'actuel contexte politique et économique où l'Etat a choisi d'opérer différents transferts de propriété "circonstanciés" au sein de son patrimoine, que s'inscrit la vente de l'hippodrome du Putois à la Société des Courses de Compiègne, annoncée par son président, Antoine Gilibert. "C'est effectivement la concrétisation d'une idée qui a mûri depuis pratiquement dix ans. Une idée en laquelle la Société s'est totalement investie et a investi par anticipation, en provisionnant des réserves, qui, aujourd'hui, nous permettent de concrétiser, avec l'appoint d'un prêt sur 20 ans." Jusque là, la soixantaine d'hectares que développe ce prestigieux site naturel classé était loué par la Société à l'Office National des Forêts, pour quelque 45.000 euros par an. Les Collectivités locales ont appuyé l'offre de la Société, étant établi que le site doit respecter sur cinquante ans son inaltérable vocation de pôle d'activité hippique. De fait, en plus de sa vingtaine de réunions de courses par an, le site est abondamment sollicité par le calendrier compiégnois des compétitions équestres (concours hippiques, concours complet, dressage, endurance). "En procédant à cet achat, nous servons la pérennité des courses, ce n'est pas une vaine précaution, dans le schéma du développement économique et environnemental de la région parisienne, à proximité de Chantilly. Et puis notre nouveau statut de propriétaire des lieux nous confère davantage de latitude, dans le respect de nos obligations. On s'engage plus volontiers, quand on construit chez soi, plutôt que chez les autres."
En l'occurrence, au chapître "investissement", Compiègne n'a cessé d'étendre ses atouts, ces dernières années. "Il y a eu de constantes améliorations des infrastructures pour le public et pour les professionnels. Mais, dans l'immédiat, tout est axé sur la date du 28 avril, où, à l'occasion de notre première réunion PMU entièrement consacrée aux sauteurs, nous allons inaugurer nos nouvelles pistes. C'est l'aboutissement de deux ans de travaux, qui auront quasiment doublé les surfaces consacrées aux chevaux et nécessité l'apport de 35.000 tonnes de terre. Désormais, les sauteurs n'empreinteront plus de portions de la piste plate, pour sauvegarder au maximum la qualité de terrain et optimiser le standing des compétitions dans les deux disciplines."
Et quoi encore, après, quand la Société sera dans ses meubles ? "Chaque chose en son temps, mais nous travaillons à la création d'un restaurant panoramique, avec double exposition, côté pistes et côté balances..." GC
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La Société des Courses de Compiègne en passe de devenir propriétaire du site












