Douloureux retour de bâton en Irlande... Eden envié de l'élevage et des courses à la faveur notamment de l'exemption fiscale qui a privilégié pendant des années l'exploitation commerciale des étalons - jusqu'à ce que l'Europe la dénonce -, l'Ile d'Emeraude impose actuellement au monde du turf une récession sévère. Pas de recours du côté des Pouvoirs Publics : au contraire, dans le contexte du lourd passif du Trésor, le gouvernement a dû réduire de 13 % sa part de financement dans l'institition des courses pour 2010 (repassée sous la barre des 60 millions d'euros après l'avoir déjà amputée de 10 % dans le Budget précédent). Instance dirigeante du galop, l'Irish Turf Club est contraint de répercuter. Avec un risque implicite : la fronde de ses personnels. On y est... Réunis en assemblée, ils ont voté à 87,5 % pour le refus de la situation qui leur est imposée (baisse de salaires, restrictions de frais de déplacement, etc), équivalant à une entrée en conflit social, avec demande d'arbitrage et menace de grève, notamment parmi les personnels des hippodromes. Rappelons que, parmi les incidences d'une crise économique mondiale particulièrement cruelle en Irlande, l'élevage encaisse singulièrement le coup, au stade de surproduction auquel il est inopportunément parvenu. Témoin : la chute de plus de 60 % du volume d'affaires des agences de vente de chevaux, en l'espace de deux ans - mais aussi la mise en suspens sine die des travaux de réfection de l'hippodrome du Curragh. GC
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Conflit social à l'Irish Turf Club












