Assez bonne en course, Suntrap connut son plein épanouissement au haras. Le 16 octobre 1994, son nom revint sur toutes les lèvres dans le microcosme hippique. Pensez donc : à Longchamp, dans la quatrième, son fils Sunshack s'était distingué devançant l'allemand Monsun dans le groupe II du Prix de Conseil de Paris et, quelques heures plus tard, au Canada, un autre de ses rejetons, Raintrap, s'octroyait, lui, le groupe I du Rothmans International, à Woodbine...
Pour un éleveur, gagner une belle course est une vraie joie ; en remporter deux dans la même journée s'apparente au bonheur absolu. Qu'une poulinière, déjà compétente quand elle met bas tous les ans, réussisse un tel doublé est proprement sidérant... Il reste que Suntrap, d'un calme olympien, n'a rien changé à ses habitudes ce jour-là, se contentant de brouter l'herbe d'automne - qui ne ne vaut pas celle du printemps - en portant dans ses flancs Rainshack, lequel allait, malheureusement, se montrer plus modeste que ses aînés.
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