Le Grand Prix de Deauville n'est pas une épreuve phare du programme français. Il n'a d'ailleurs, depuis que le système a été mis en place, au début des années soixante-dix, jamais bénéficié du label groupe I. Il faut remonter à 1961 pour trouver à son palmarès le nom d'un sujet qui allait, par la suite, remporter le Prix de l'Arc de Triomphe. C'était un italien, il s'appelait Molvedo...
Excellent à 2 ans, ce fils de l'invaincu et double lauréat de l'"Arc" Ribot avait fort peu couru la saison suivante et ce Grand Prix de Deauville se présentait pour lui comme un véritable test. Il le passa avec une facilité dérisoire, partant tôt dans la ligne droite et surclassant ses aînés Misti et Taine.
Après cette démonstration sur l'hippodrome de la Touques, Molvedo confirma à Longchamp qu'il était un crack, un vrai, puisqu'il démarra, là aussi, d'assez loin et résista sans véritable problème à Right Royal, qui était lui-même un animal de grande classe.
Digne de son père, Molvedo est pourtant un peu oublié aujourd'hui car il n'est pas parvenu à laisser, au haras, la même trace que son géniteur. Que voulez-vous, on ne saurait tout réussir.
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