Nous sommes en 1968 et une jument de 5 ans va jeter un pavé dans la mare des gros handicaps tiercés...
Gagnante au mois de décembre 66, Tenace, élève de Guy de Mola, qui l'entraîne lui-même, n'a paru qu'une fois l'année suivante en finissant cinquième sur neuf. On ne l'a pas revue depuis quand elle se présente, le 25 août 1968, dans le Prix François André, un handicap pour femelles toujours très recherché sur la côte normande. Certes, sa chance purement théorique existe mais, absente depuis plus de dix mois, elle n'attire guère les pronostiqueurs et on peut lire dans Sport Complet : "Il n'est donc guère possible de lui accorder la moindre chance en raison de sa très longue absence et de l'ignorance où nous sommes de sa forme actuelle." Ce qui paraît frappé au coin du bon sens...
Coup de tonnerre, Tenace est deuxième à 50/1 !
L'histoire fait beaucoup jaser dans le Landernau hippique et l'attention est portée sur la rédaction des conditions de courses qui doivent exclure la participation de tels candidats.
De tout cela, Tenace n'eut cure et devint une bonne poulinière. Elle hante encore nos événements d'Auteuil puisqu'elle est devenue l'arrière grand-mère de
Mansonnien, grand étalon d'obstacle.
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