Lundi, 26 Novembre 2012 13:17
Les esprits commencent un peu à s'échauffer dans l'Institution des courses, en cette fin d'année qui annoncent des lendemains difficiles.
Si l'on veut être pessimiste, contrairement à Bertrand Bélinguier qui depuis son arrivée à la tête de France Galop termine toutes ses interventions par un message positif et d'espoir, il y a de quoi, il faut dire.
Il y a, en premier, le dossier TVA. Au sein de l'Institution, certains dirigeants espèrent encore un heureux dénouement, tandis que d'autres annoncent d'ores et déjà que les carottes sont cuites. Une seule chose est certaine : la décision devrait être prise dans les prochaines semaines au niveau gouvernemental. A France Galop, Hubert Monzat est à la manœuvre, ce dernier ayant des connexions directes avec la Présidence de l'Etat. Il reste à savoir si cela sera suffisant, sachant que ce dossier TVA n'est pas une stricte affaire Franco-Française mais Européenne, notre pays ayant été condamné par la Cour de justice Européenne. Certains pays ont d'ailleurs déjà fait preuve d'allégeance tandis que d'autres traînent encore un peu plus des pieds que nous, en particulier l'Irlande... En tout cas, si ce dossier TVA n'est pas réglé d'une manière ou d'une autre, la mesure aura des incidences assez drastiques sur l'économie de nombreuses écuries de courses et le moral des propriétaires...
Il y a, en second, le dossier de la taxe affectée. Depuis le printemps 2010, les Sociétés Mères demandaient qu'une taxe collectée sur les paris et destinée à financer la filière hippique soit inscrite dans le marbre, c'est-à-dire dans les textes législatifs, une bonnes fois pour toutes. Après deux bonnes années de tergiversation, Bruxelles mettant en cause la légitimité de ce genre d'abondement, le principe devrait être acté, à une nuance -de taille-près. Souhaitée à hauteur de 8%, cette taxe devrait être de l'ordre de 5,5%... Même si quelques aménagements fiscaux permettront de ne pas perdre trop de plumes immédiatement, il n'en reste pas moins que le montant de cette taxe affectée n'est pas à la hauteur des espérances. Dès lors, la filière étant financée exclusivement par ce canal, toute baisse de Chiffre d'Affaire des opérateurs de paris se paiera cash pour les acteurs de la filière. D'ailleurs, on en voit déjà les conséquences dans les budgets 2013, l'année 2012 devant s'avérer atone pour le PMU. France Galop n'a prévu qu'1% d'augmentation de ses allocations et LeTrot fera certes un peu mieux, ayant un meilleur résultat financier que son homologue, mais moins qu'elle aurait aimé le faire pour ses socio-professionnels.
L'autre gros nuage, c'est justement la stagnation du Chiffre d'Affaires des opérateurs, et du PMU en premier. Il est clair que le modèle de croissance de ces quinze dernières années (toujours + de recyclage grâce à l'explosion de l'offre et le secours d'une technologie toujours plus performante internet) est à bout de souffle. Face à la concurrence des autres sports et de tous les jeux proposés sur internet (légaux ou non), les courses hippiques souffrent encore et toujours d'un problème d'image, avec son manque de vedettes, ses règles hétérogènes, ses pré-carrés pays/pays, etc... Comment relancer le chiffre d'affaires des paris hippiques ? On n'a pas trouvé une seule idée innovante ces dernières années sur la question et c'est bien dommage. S'il y a de l'argent à dépenser, c'est bien sur ce terrain : trouver de nouveaux clients et amoureux des courses : turfistes et propriétaires.
Concluons avec l'actualité sportive. Mon chauvinisme me laissait espérer, sans trop d'illusion tout de même, une sortie par le haut pour Solemia, dans la Japan Cup. La 4 ans française a sombré, à la distance, dans ce Groupe I pour guerriers samourais où l'épatante 3 ans Gentildonna s'est offert son compagnon de couleurs et aîné d'un an, Orfèvre. Il est indiscutable, désormais, que Solemia a gagné son Arc 2012 grâce aux Dieux du ciel -la pluie- et surtout la monte très inspirée d'Olivier Peslier.
A Auteuil, « Gallo » a réalisé un grand numéro dimanche, en sellant trois lauréats parmi les plus belles courses de la journée (Quarouso, Princesse Kap, Nom de d'La). Malgré sa mauvaise foi et ses travers, j'admire chez le professionnel de Maisons-Laffitte, son éternelle jeunesse, ses bons mots, sa passion et son opiniâtreté avec certains chevaux. Il en fait preuve cette année avec Quarouso et Nom de d'La. En ce dernier dimanche de novembre, il en a été récompensé.
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Lundi, 19 Novembre 2012 14:27
Dimanche à Auteuil , la dernière et huitième de course de la réunion a été remportée par un « Sénéchal », en l'occurrence Union Jack d'Ycy, un 4 ans AQPS entraîné par Thierry Civel. A la veille du passage en vente à Deauville de tout l'effectif du propriétaire, ce succès suscite sentiments contradictoires et à la fois complémentaires. Comment un propriétaire, fidèle à l'obstacle depuis 25 ans, a-t-il peu en arriver là pour finalement jeter l'éponge ?
Union Jack d'Ycy a donc rendu le plus beau des hommages à la casaque de Jean-Paul Sénéchal que l'on ne verra plus briller à Auteuil et sur les hippodromes d'obstacle de France, ce qui est bien dommage. Thierry Civel, l'un de ses entraîneurs, rêvait de lui offrir un tel cadeau. La casaque Sénéchal est donc sortie d'Auteuil par la grande porte (si l'on peut dire), remportant le Prix Huron, un steeple, avec un cheval honnête pris en valeur 53,5, venu battre à l'arraché un « Gallorini », qui fut d'ailleurs dans le passé l'un de ses entraîneurs...
Bon ouvrier, Union Jack d'Ycy ne sera jamais un champion. Il était à l'image de la majorité de ses compagnons de couleurs, courant plus souvent des réclamers, handicaps ou courses à conditions, que des épreuves de Groupe. « On espère évidemment n'avoir que des bons chevaux dans une écurie. Mais c'est évidemment un vœu pieux. Parallèlement, si l'on veut atteindre cet objectif, il faut essayer beaucoup de sujets, sachant que le coût d'exploitation est le même pour un bon comme pour un mauvais.»
Or l'exploitation d'un cheval moyen ou médiocre est bien plus compliquée que celle d'un bon élément, dont la carrière est toute tracée avec programme bien établi...Jean-Paul Sénéchal disposait en conséquence d'un effectif sensible aux critiques des internautes, lui reprochant de trop courir ses chevaux, de les mettre à toutes les sauces, de ne pas les respecter, voire parfois de leur faire la course de trop, celle qui peut amener à l'accident fatal. Avide lecteur des blogs et commentaires pullulant sur la toile, le propriétaire a été ainsi de plus en plus affecté par les critiques. Or, on peut aimer ou non le personnage (trop discret à nos yeux et n'expliquant pas assez sa démarche de propriétaire), Jean-Paul Sénéchal était tout sauf un « interventionniste ». Il laissait faire ses entraîneurs, leur donnant carte blanche. Sa discrétion s'est d'autant plus retournée à ses dépens que personne, côté turfiste, ne sachait cet envers du décor.
Si l'on ajoute la prochaine augmentation de la TVA, mais aussi le ressentiment que le propriétaire n'est pas reconnu à son juste titre, y compris dans ses propres instances, la coupe devient presque pleine.
Mais comme Jean-Paul Sénéchal n'a jamais fait les choses à moitié, achetant vingt à trente chevaux pour reconstituer l'effectif de son écurie et la faire tourner, le risque était qu'il laisse tout tomber. C'est ce qu'il a fini par faire, découragé. Son arrêt d'activité est un coup très dur pour plusieurs dizaines de personnes : aussi bien du côté des éleveurs, que de ses entraîneurs que de leurs salariés. Quel gâchis.
Lundi, 12 Novembre 2012 19:37
Samedi, s'est disputé à Saint-Cloud le dernier Groupe I de la saison de plat. Une année qui a été remarquable pour l'élevage français, puisque sur les vingt-sept Groupe I au programme, quatorze ont été remportés par des « nés et élevés » ou « assimilés ». L'élevage français n'est pas mort, loin de là. On ne peut que s'en réjouir.
Le haras des Capucines, géré par Eric Puerari et Michel Zerolo, a surtout vécu une semaine d'exception. Après avoir signé deux gagnants dans les Groupe I de la Breeders' Cup (la 2 ans Flotilla et la 5 ans Zagora), la structure ornaise, située entre Nonant le Pin et le Haras du Pin, revendique en effet la naissance de Morandi, l'impressionnant lauréat du Critérium de Saint-Cloud, samedi. Comment ne pas associer ces succès de prestige avec l'immense risque que court ce berceau de l'élevage normand, avec la création d'une immense décharge de déchets automobiles, à quelques encablures ?
Sur ce terroir de Nonant-le-Pin, a été élevé également Saônois, la vedette médiatique de la saison 2012, avec sa victoire dans le Jockey-Club et la belle histoire de ses co-propriétaires, Jean-Paul Gauvin et Pascal Treyve.
Quatre gagnants de Groupe I pour la saison dans un rayon de dix kilomètres alors qu'il naît chaque année 5 000 pur-sang en France, sans parler des 7 500 naissances en Irlande, des 4 600 en Angleterre, de 25 000 aux Etats-Unis, ce n'est tout de même pas le fait du hasard... Dans l'élevage, tout le monde sait qu'il y a un effet milieu, une relation entre la qualité des sols et de l'eau pour édifier un squelette capable de porter un moteur de Formule I. Comment nier une telle réalité ? Espérons surtout que ces résultats d'excellence ne soient pas synonymes du chant du cygne... En tout cas, les défenseurs de la cause disposent là d'un argument supplémentaire à faire valoir.
Cirrus des Aigles (Prix Ganay), Les Beaufs (Prix Royal Oak), Lucayan (Poule d'Essai), Méandre (GP de Saint-Cloud), Molly Malone (Prix du Cadran), Morandi (Critérium de Saint-Cloud), Ridasiyna (Prix de l'Opéra) et Saônois (Jockey-Club) ont été ces « nés et élevés » faisant honneur à notre élevage auxquels il convient d'ajouter six gagnants de Groupe I « assimilés ». On citera évidemment en premier Solemia, pour sa victoire dans l'Arc, issu d'un étalon capable de gagner aussi bien des classiques en plat qu'en obstacles (Poliglote), les Aga Khan Sagawara (Prix St Alary), Shareta (Prix Vermeille) et Valyra (Prix de Diane, trop vite disparue), Silasol (Prix Marcel Boussac) et Beauty Parlour (Poule d'Essai des Pouliches).
Ces quatorze lauréats revendiquent logiquement un entraînement made in France. Avec les deux succès de Moonlight Cloud (Prix Maurice de Gheest, Moulin de Longchamp), de Wizz Kid (Prix de l'Abbaye) et de Golden Lilac (Prix d'Ispahan), l'addition s'élève pour l'entraînement français à dix-huit Groupe I pour vingt-sept courses de ce label. Soit 66% de réussite.
Le millésime 2012 apporte bien la preuve que la France tient son rang dans une production mondialisée du pur-sang, tant au niveau de l'élevage que de l'entraînement. Une raison de plus pour défendre « notre » élevage et « nos » étalons ainsi que le savoir-faire de nos professionnels de la compétition.
Lundi, 05 Novembre 2012 14:25
Entre les deux réunions de la Breeders'Cup et le weekend de l'obstacle à Auteuil, les amoureux du galop ont fait le plein de Groupe I, soixante-douze heures durant. Analyses, à froid...
Santa Anita et son décor de carte postale, avec ses montagnes en toile de fond, son ciel bleu, ses levers et couchers de soleil ont livré quelques précieux enseignements lors de cette 28e édition.
Le premier est l'écrasante domination des chevaux d'origine américaine, puisqu'ils ont gagné douze des quinze courses de Groupe I au programme, et terminé 40 fois dans les trois premiers ! Les deux nations ayant sauvé l'honneur ont été la France avec deux victoires (Zagora, Flotilla) et l'Argentine (Calidoscopio), tandis que l'Irlande a dû se contenter de deux maigres 3e places (Obviously et St Nicholas Abbey) , l'Angleterre buvant le calice jusqu'à la lie, en rentrant totalement bredouille.
En revenant à un bon vieux dirt en lieu et place de leur Polytrack qui avait fait la part belle aux chevaux européens, notamment dans le Classic (Raven's Pass en 2008), les dirigeants de Santa Anita en particulier et des courses américaines en général, ont apporté un sérieux coup de pouce à leurs ressortissants dont l'hégémonie commençait à être remise en cause sur les nouvelles pistes synthétiques. Le dirt reste une affaire de spécialistes.
Troisièmement, si la mesure tant souhaitée par Louis Romanet concernant l'interdiction des médications (lasix et bute) reste pour l'instant limitée aux seules courses de 2 ans dans la Breeders'Cup, on commence à en percevoir les effets. Ce n'est certainement pas un hasard si les deux Groupe I pour 2 ans disputées sur le turf ont été remportées par Flotilla (Mikel Delzangles) et George Vancouver (Aïdan O'Brien).
En conclusion, il apparaît clairement que les conditions de « jeu » (nature de la piste, médications possibles ou interdites) ont une influence directe sur le résultat final. A cet égard, le pur-sang n'est pas aussi mondialisé qu'on veut bien le dire, les règles américaines étant tellement différentes de celles appliquées dans les autres pays du monde.
Retour en France et à Auteuil où l'on a pu se rendre compte, samedi et dimanche, combien cette discipline de l'obstacle est exigeante pour les acteurs, hommes et chevaux. Dans toutes les courses, il y a eu beaucoup d'arrêtés et de tombés, le terrain lourd étant un facteur impitoyable.
Sur les quatre Groupe I au programme, deux ont été remportés par Magalen Bryant (Extrême Cara et Saint du Chênet) et un autre par Jean-Paul Sénéchal (Utopie des Bordes), ce dernier prenant aussi la 2e place du Grand Prix d'Automne, avec Le Tranquille.
Ces deux casaques ont été omniprésentes tout au long de la dernière décennie , contribuant activement au dynamisme de la discipline. Or, on sait qu'une bonne partie de l'effectif (37 chevaux) de Jean-Paul Sénéchal passera en ventes, le 19 novembre prochain, sur le ring d'Arqana, le propriétaire à la casaque noire, bande orange ayant décidé de réduire très sérieusement la voilure. De son côté, Mme Bryant, octogénaire, n'est pas éternelle... Dès lors, plane un gros nuage sur l'avenir de l'activité, sachant que le départ de ces deux propriétaires aura nécessairement une incidence sur pas mal d'éleveurs, entraîneurs, et leurs équipes. C'est dire s'il y a urgence à trouver de nouveaux propriétaires...
Ces quatre Groupe I ont été remportés par des professionnels différents, dont les mérites sont à souligner. Le succès dans le GP d'Automne de Saint du Chênet a replacé sur le devant de la scène Marcel Rolland et Régis Schmidlin, ayant tous les deux vécu un passage à vide compliqué depuis la mort de Questarabad. Ce n'est que justice. La victoire d'Extrême Cara dans le Prix Cambacérès a offert un premier Groupe I bien mérité à son jockey Bertrand Thélier, et pansé les plaies de Guy Chérel ayant perdu il y a quelques semaines le très bon 4 ans, Usuals Suspects. Le professionnel normand, installé à Maisons-Laffitte, réalise une nouvelle saison fabuleuse, aussi bien comme éleveur que propriétaire ou entraîneur. François-Marie Cottin a connu, lui aussi, un « coup de moins bien », lors de ces deux dernières saisons et va devoir rebondir avec la réduction d'effectif de son principal client, Jean-Paul Sénéchal. Le succès d'Utopie des Bordes, dans le Prix Maurice Gillois, tombe dont à point nommé. Enfin, on a beaucoup aimé la consécration de Lagunak dans le Prix la Haye Jousselin. Après avoir très bien gagné le Prix des Drags en juin, cet « accidenté » de la discipline, encore tout neuf à l'âge de 8 ans (seulement 19 sorties) montre combien la patience et l'abnégation sont des vertus à la fois indispensable et parfois payante... Lagunak a, lui aussi, offert un premier Groupe I à son jeune jockey Jérémy Da Silva (22 ans) tout en confirmant le talent de son entraîneur Yannick Fouin, n'ayant pas été épargné cette saison avec des ennuis de santé. En résumé, tous les professionnels cités plus haut méritaient bien ce coup de projecteur !
Mardi, 30 Octobre 2012 11:23
France Galop recherche de nouveaux propriétaires. L'année 2012 qui s'achève lui offre un florilège de belles histoires à mettre en scène pour partir à la conquête et séduire de nouveaux clients. De nombreux « roturiers », achetés à un prix très abordable, ont en effet brillé au sommet de la pyramide dans la discipline la plus noble, et paraissant la plus inaccessible, celle du plat.
Saônois est le meilleur des exemples. Acheté yearling à l'amiable en 2010, le poulain a gagné le Prix du Jockey-Club (Groupe I) et rapporté déjà cent fois sa mise de départ (10 000 euros). Les émotions sportives que le poulain a offertes à ses deux associés du Centre-Est, son entraîneur Jean-Pierre Gauvin et le boulanger Pascal Treyve, ont été si uniques qu'ils ont eu le courage, jusqu'à présent, de décliner les offres d'achat les plus mirifiques.
Dimanche, le Prix Royal-Oak (Groupe I) tombe dans l'escarcelle d'un autre 3 ans, Les Beaufs, de Julien Guillochon et de Valérie Seignoux. Le cheval tout comme ses jeunes entraîneur et jockey disputaient leur premier Groupe 1 ! Ils avaient déjà osé se confronter aux meilleurs, trois semaines plus tôt, lors du weekend de l'Arc et leur panache (la course en avant et qui m'aime me suive) avait déjà failli leur donner raison (2e du Prix Chaudenay, Groupe II). Comme quoi la persévérance et le travail en famille peuvent avoir du bon (l'entraîneur Valérie est la maman de Julien). Mais c'est tellement mieux de le dire et de le souligner. Combien a coûté Le Beauf, à ses deux associés, son jeune âge ? 3 xx
Rémus de la Tour, lauréat du Prix du Lys à Chantilly (Groupe 3), au mois de Juin, après avoir gagné quelques belles courses en province, a comblé son propriétaire du Sud-Est, Barthélémy Vivès. Pensez- donc : ce passionné de pur-sang au point d'être titulaire d'un permis d'entraîner, l'a payé 5 000 euros, yearling à Deauville, contre l'avis de son entraîneur, Kevin Borgel, craignant que des aplombs douteux n'en fasse jamais un cheval de course ! Le pur-sang s'est adapté à la situation et est devenu un vrai et bon cheval de courses.
Saônois, Les Beaufs et Rémus de la Tour ont aussi en commun d'être des 3 ans, entraînés en province.
Et que dire de Saga Dream, vainqueur à 6 ans du Prix du Conseil de Paris le 21 octobre dernier, préparé par Freddy Lemercier, un « permis d'entraîner » installé dans le Maine-et-Loire et appartenant à quelques-uns des salariés de son écurie de pré-entraînement ? En 38 courses et quatre saisons, ce fils de Sagacity est le cheval rêvé pour des propriétaires : régulier (35 fois dans l'argent sur 38 sorties), ne cessant de progresser, capable de briller aussi bien à Paris qu'en province.
Chez les 2 ans, il y a aussi Penny's Picnic, déniché 30 000 euros yearling, par Thierry Delègue, ancien directeur adjoint de France Galop, propriétaire à 45% du poulain et associé avec Guillaume de Saint Seine (25%) ainsi que deux autres de ses clients. Le premier est un ancien officier des Haras Nationaux, le second un banquier débonnaire et ouvert (c'est tellement rare...) et leurs deux associés des passionnés de chevaux et de courses... L'expertise du premier fait le bonheur des autres et comme on est plus fort à plusieurs, tout le monde s'y retrouve.
En surfant sur cette vague, France Galop a les moyens d'aller chercher de nouveaux propriétaires.
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