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Equidia doit organiser un débat entre les candidats

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Samedi, dans les colonnes de Paris-Turf, Edouard de Rothschild est sorti du bois, pour évoquer sa « feuille de route » pour les quatre années à venir. Au passage, il a lancé l'idée d'un débat public entre les trois candidats à la présidence de France Galop. Il reste maintenant à espérer que ce vœu pieux soit suivi d'effet. Equidia, qui appartient aux Sociétés de Courses, a les moyens de prendre une telle initiative

Il y a un an, maintenant, la chaîne a lancé son émission hebdomadaire Equidia Turf Club (ETC). Sans avoir révolutionné le microcosme en gardant un ton courtois et politiquement correct, cette émission a le mérite, chaque semaine, de  revenir sur certains récents faits marquants en la présence d'un invité.  Selon la personnalité de ce dernier et sa capacité à rebondir sur les différents sujets présentés, ce rendez-vous hebdomadaire  a plus ou moins de relief, le « sel » supplémentaire pouvant être apporté par les deux journalistes conviés, sachant que Michel Roussel apporte son œil de technicien et Jérôme Lenfant celui du Monsieur Loyal.

Equidia Turf Club dure 45 minutes, ce qui serait un peu court pour organiser un débat de fond entre le président sortant Edouard de Rothschild et ses deux adversaires Bertrand Bélinguier et Jean d'Indy. Mais comme la chaîne appartient aux Sociétés de Courses, qui ne loupent pas une occasion pour le rappeler, Edouard de Rothschild a les moyens d'imposer cette obligation à Eric Brion -le patron de la chaîne- et ses programmateurs pour trouver la lucarne nécessaire d'ici les deux semaines à venir.

Une heure trente de débats, bien orchestrés, permettrait d'éclairer la lanterne des 50 membres du comité appelés à voter le 19 décembre prochain, et censés représenter tous les socioprofessionnels du galop. J'imagine bien l'émission avec la présence de deux ou trois journalistes (je veux bien en faire partie), chargés de pousser les candidats dans leurs retranchements afin de mieux connaître quelle sera leur politique pour les quatre années à venir. Car, pour l'instant, n'en déplaise aux candidats et c'est un peu normal puisque le débat n'existe pas sur la place publique, les déclarations des uns et des autres restent assez lisses et ne permettent pas de différencier leur programme respectif, si ce n'est leur personnalité.

Cette soirée électorale sur Equidia devrait  aborder à mon sens les thèmes majeurs suivants :

1/ Faut-il, oui ou non, garder le statut-quo électoral actuel, avec un comité de France Galop composé à 50% d'élus et à 50% de cooptés dont sont issus d'ailleurs les trois candidats à la présidence ? Comment contrebalancer le pouvoir de ces derniers et donner plus de place aux socioprofessionnels, en allant (pourquoi pas) jusqu'à rémunérer le poste du Président et de ses vice-présidents, ce qui pourrait susciter des vocations et aurait le mérite d'inculquer une culture du résultat ?

2/ Quel est le programme « courses », et par conséquence d'élevage, de chaque candidat ? On n'en sait rien à l'heure actuelle puisque chacun parle d'une augmentation générale (Edouard de Rothschild a dégainé le premier en inscrivant un +5% au budget 2012) mais n'en précise guère les modalités. Les trois postulants doivent clairement annoncer la couleur et dire s'ils feront du saupoudrage ou « aideront » des catégories précises de chevaux, sur quelles distances, quels types de surface. Un éleveur ou un propriétaire s'inscrira d'autant mieux dans la durée, économiquement et psychologiquement parlant, s'il sait où il va, comment se répartissent les allocations par âge, par catégorie, mais aussi par région... On est loin d'en être là pour l'instant

3/Quid de Longchamp ? Faut-il dépenser une centaine de millions d'euros pour assurer un avenir à l'hippodrome phare du plat en région parisienne, sachant que ne rien faire constituerait un délit de non-assistance à personne en danger ? Sur ce dossier, dont l'incidence économique est majeure sur les finances de France Galop, une réponse précise et claire doit être donnée par chaque candidat.

Bien d'autres questions viennent aussi à l'esprit. C'est dire l'absolue nécessité d'organiser ce débat.Il est urgent de ne plus attendre, maintenant.

 

 

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