Accueil Chevigny, globe-trotter La saga du Jockey-Club : la bonne fortune de JLB, "Mr Jockey-Club"

La saga du Jockey-Club : la bonne fortune de JLB, "Mr Jockey-Club"

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Jean-Louis Bouchard, l'homme de tous les paris... Au détour buissonnier de ses études dans un grand lycée parisien, Jean-Louis Bouchard a fait ses classes de turfiste dès son plus jeune âge, du côté de Longchamp et d'Auteuil. Un rêve  : déclarer un jour ses couleurs... Le vieux rêve prendra corps, sur les fruits d'une belle réussite professionnelle, aux âges premiers de l'informatique et du reclassement des ordinateurs. Et sur sa rencontre avec un jeune entraîneur du nom de Pascal Bary. Mais d'ici à se voir monter à quatre reprises sur le podium du Jockey-Club en onze ans, celà tenait a priori du doux rêve, après les balbutiements de l'écurie, spécialisée dans les réclamers et leurs effectifs sans cesse renouvelés... Et pourtant  : Celtic Arms (1994), Ragmar (1996), Dream Well (1998, en copropriété avec la famille Niarchos), et Blue Canari (2004) ont tous eu JLB comme dénominateur commun, participant au record de Pascal Bary (NDLR : record porté à cinq victoires avec l'appoint de Sulamani - à égalité donc avec Alain de Royer Dupré, ce qui en fait les deux pros contemporains les plus titrés en “french derby”, jusqu'à nouvel ordre).

Derrière chacune de ces victoires, il y a eu une inspiration déterminante, qui a tout fait basculer vers le super jackpot à la date fatidique du premier dimanche de juin à Chantilly. Et une belle détermination, car, entre son âge “réclamers” et son âge “Jockey-Club”, JLB avait dû momentanément s'imposer une éprouvante traversée du désert, qui l'a fait revenir vers le filon de ses débuts, l'achat de chevaux “clés en mains”, avec la contribution éclairée de Gérard Larrieu.

Qui d'autre aurait projeté que Celtic Arms, acquis pour un million de francs après ses débuts victorieux à 2 ans dans le Prix Yacowlef, en viendrait à enlever le Jockey-Club, dix mois plus tard  ?

Comme Celtic Arms, Ragmar a intégré les effectifs Bouchard sur une judicieuse transaction, opérée sur l'accessit de ses débuts à Deauville  : épargné du Prix Lupin pour éviter le redoutable Helissio, c'est lui qui a ravi la mise dans le Jockey-Club 96, affiché gagnant après photo (courte tête).

Pour Dream Well, que JLB n'était pas parvenu à acquérir yearling à Deauville, faute d'atteindre le prix de réserve (600.000 francs), c'est une opportune négociation à l'amiable qui a provoqué la copropriété, tout en scellant l'association qui réunit depuis lors les noms de Niarchos et de Bary (alors qu'à la mort de François Boutin, les effectifs de l'armateur grec avaient été répartis chez d'autres professionnels).

Et que dire de Blue Canari, sans invoquer la bonne étoile de JLB  ? C'est sur son insistance que le formulaire de forfait a été rattrapé in extremis, là où le fils d'Acatenango était programmé au départ du Prix de Suresnes, le surlendemain. Dans le même temps, le grand favori Voix du Nord a été déclaré forfait in extremis, après le décès de son dauphin du Prix Lupin, Millemix... JLB ne s'était pas résolu au très compromettant échec de Blue Canari dans le Prix de l'Avre, et n'a voulu retenir que la valorisante ligne antérieure de son Prix de Courcelles, derrière Prospect Park et Millemix. Extrême outsider à 33/1, lui aussi a eu la photo pour lui dans la dernière foulée, d'une tête sur Prospect Park...

 

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