Il est (très) timbré, complètement déjanté, donne ses concerts en jupe et santiags. Pour couronner le tout, Thomas Fersen a fait une chanson nommée Bucéphale (le nom du cheval d’Alexandre le Grand qu’il imagine sur un champ de courses)… Un peu de poésie dans notre monde de… bourrins.

Si ce maudit canasson / Remportait cette course
Ça renflouerait ma bourse / Et noierait le poisson
Si ce maudit canasson / Remportait cette épreuve
Peu importe qu'il pleuve / Ça sauverait la saison
Si ce vieux Bucéphale / N'est pas le bon cheval / Je mange mon journal
Si ce maudit canasson / Gagne sur le papier
Il reste à recopier / Tout ça sur le gazon
Si un autre canasson / Vient mettre le désordre
Il me reste la corde / La balle ou le poison
Si ce vieux Bucéphale / N'est pas le bon tuyau / Je mange mon chapeau
Si ce maudit canasson / Renaissait de ses cendres
Je serais l'Alexandre / Du débit de boisson
Mais si un autre équidé / Sort du cornet à dés
Je rends mon tablier / Et je me fais oublier
Si ce vieux Bucéphale / Ne vaut pas un jeton / Je mange mon melon
Sur ce maudit canasson / J'ai joué mon alliance
Pour sauver la finance / Redorer mon blason
J'ai le coeur qui galope / Et les poumons qui jonglent
Je fume clope sur clope / Et je mange mes ongles
Si ce vieux Bucéphale / Ne sauve pas la mise / Je mange ma chemise
Hélas, le vieux Bucéphale / Est coiffé d'un cheveu
Par son petit-neveu / Il s'en fallait d'un poil
Ce n'est que partie remise / Si cette jument grise
N'est pas le bon filon / J'avale mon pantalon
(Paroles et musiques : Thomas Fersen, 1997, Album : Le jour du Poisson, Ed. : Tôt ou Tard)
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