Il a effleuré le rêve de devenir footballeur professionnel. Finalement, c’est avec ses deux autres passions (les courses et l'écriture) qu’il prend son... pied. Sportif avec une âme de turfiste, Halim Bouakkaz est comme un poisson dans l’eau à Paris-Turf. Ici, il prend la balle au bond pour mieux vous la renvoyer.
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Samedi, 12 Janvier 2013 18:29
Les premières semaines de l'année sont toujours l'occasion de dresser le bilan de celle écoulée. Le PMU a ainsi dressé le sien pour 2012. Globalement, il est positif pour l'opérateur historique. Malgré une conjoncture peu favorable, son chiffre d'affaires est de nouveau à la hausse ; cette croissance est même plus élevée que certaines rumeurs ont pu le laisser entendre il y a quelques mois.
Le seul hic, et donc l'unique chiffre négatif, concerne les enjeux dans les réseaux de point de vente. Ce qu'on appelle vulgairement les “paris en dur” sont en baisse de 2 %, tandis que La Française des Jeux, dans le domaine des paris sportifs, a vu sa courbe croître de 29 % dans ses points de vente. Comparer ces deux chiffres serait une hérésie, d'autant qu'en matière de sport, autre que l'hippisme, le PMU a vu son chiffre bondir de 62 % sur internet. La question à se poser est donc la suivante : quels éléments peuvent expliquer cette baisse des enjeux dans les points de vente ?
Si les raisons sont multiples, et qu'on ne peut pointer du doigt un seul élément, on se doit d'évoquer les points de vente qui, au fil des mois, ont pour beaucoup perdu de leur charme.
D'abord, la multiplication des courses a fait qu'ils sont moins un lieu de retrouvailles qu'auparavant. Il s'effrite le temps où des groupes d'amis s'y donnaient rendez-vous quelques dizaines de minutes avant le début de la réunion, puisqu'hormis le quinté, il est de plus en plus difficile de s'y retrouver en termes d'horaires. Ensuite, de plus en plus de ces points de vente - souvent ceux qui ont également un service de brasserie - ne diffusent plus toutes les courses afin de ne pas déranger la clientèle à l'heure du déjeuner. Enfin, et surtout, de plus en plus d'entre eux prennent uniquement les paris via les bornes automatiques. Certes, les parieurs s'y sont adaptés. Certes, elles détiennent d'évidents avantages pratiques. Mais elles ont aussi été la source de la disparition de guichetiers, car elles permettent aux différents gérants d'économiser, ou de ne pas monopoliser, un employé dédié à la prise de paris. Pire, et surtout en région parisienne, ces bornes ont fleuri chez de tout petits débitants de tabac, qui n'ont pas la place d'accueillir les joueurs et donc ne diffusent pas les courses. Ce sont donc des “parieurs voyageurs” qui viennent y valider leur jeu et quittent donc immédiatement le lieu. De ce fait, les enjeux sont moindres que ce qu'ils pourraient être.
Alors, certes, le nombre de points de vente augmente (on évoque tantôt cinq cents supplémentaires par an, tantôt deux de plus par jour) mais, comme tous les chiffres, on peut les interpréter comme on le veut. Au final, on peut donc se réjouir de cette hausse, mais les syndicats de restaurateurs ne se frotteraient pas les mains si pour un grand restaurant de 200 m² fermé, on ouvrait deux fast-foods de 30 m² chacun avec uniquement des ventes à emporter. Les courses ont toujours été, au-delà du pari, un lieu de socialisation, d'échange et de partage. Quiconque oubliera cette donnée tendra à faire d'elles une vulgaire loterie. On ne se rend pas jouer aux courses comme on va valider un ticket de loto… L'erreur (stratégique) est humaine, mais les courses aussi le sont…
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Vendredi, 04 Janvier 2013 19:04
Comme les hommes, les chevaux ne sont pas égaux. Il y a les authentiques cracks, dont l'Histoire se souviendra à jamais, mais il y a surtout tous les autres, qui offrent également un spectacle chaque année aussi haletant. Car, comme beaucoup d'amoureux de la chose hippique s'accordent à le dire, toutes les victoires sont belles : du réclamer sur un hippodrome de troisième catégorie au classique sur une prestigieuse piste jusqu'au petit ticket gagnant validé par le parieur lambda. J'ai même récemment eu écho du bonheur d'un propriétaire, heureux d'avoir vu son cheval “simplement” finir un parcours d'obstacle après avoir été plusieurs fois arrêté…
En revanche, une date est commune à tous nos amis équins : le 1er janvier. Ils prennent tous un an de plus et soufflent ainsi, en quelque sorte, leurs bougies en même temps. Cette période de l'année est ainsi ambivalente pour les uns et les autres.
Il y a les petits nouveaux qui, en prenant 2 ans, se voient offrir la possibilité de découvrir la compétition. C'est le moment des rêves, des espoirs, des utopies… Même les plus terre-à-terre d'entre nous ne peuvent s'empêcher de se dire “pourquoi pas, on ne sait jamais…”
Il y a aussi les chevaux ou poulains, qui, en raison de leur âge, ne courront plus entre contemporains et devront désormais se frotter à leurs aînés. À l'autre extrême, il y a ceux dont la carrière s'arrête : des femelles rejoignant le haras, des galopeurs avec lesquels on ne veut pas prendre de risque pour ne pas compromettre leur future carrière d'étalon, mais il y a surtout nos chers trotteurs qui, en atteignant l'âge de 11 ans ne sont plus autorisés à se produire en France.
Cette longévité, spécificité offerte par cette discipline, permet à tout le monde, et principalement au grand public, de s'attacher à ces compétiteurs hors pair qui, tout au long de leur carrière, ne se contentent pas seulement de se produire pendant le meeting de Vincennes. La liste des chevaux ayant dit adieu à la compétition en France serait trop longue et trop subjective pour être établie. Mais qui oubliera Oyonnax et son Prix d'Amérique qui a permis à son propriétaire (Manuel Arhes), son entraîneur (Vincent Brazon) et son driver (Sébastien Ernault) de trôner au sommet du trot en remportant la plus prestigieuse épreuve au monde ? Même les “simples flambeurs”, uniquement obsédés par le jeu, se rappelleront de sa cote de 172/1… La famille Gout et Roger Coueffin garderont toujours une place particulière pour Orlando Sport, qui a gravi les échelons un à un pour se hisser au plus haut niveau. Les belles histoires ne manquent pas, et on ne pourra pas empêcher chez certains une forme de nostalgie. Mais l'essentiel est surtout de ne pas oublier : les joies apportées par une Opale du Gautier à la famille Dessartre, celles qu'Othello de Beylev a répandues sur l'Ile de Beauté et celles que tous les autres, tout au long de leurs neuf années de carrière, ont fait naître.
Ce naturel renouvellement des générations doit être source d'espoirs et non de mélancolie. Alors, en plus de souhaiter un bon anniversaire et une bonne année à nos chers équidés, lançons un bon vent aux jeunes retraités et un bienvenue aux futurs arrivants. Que la fête continue !
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Jeudi, 15 Novembre 2012 16:12
Voici les statistiques des vingt et un meilleurs jockeys sur l'hippodrome de Maronas du 1er janvier au 30 septembre 2012. Les différences de niveau sont tellement flagrantes lors de certaines épreuves qu'il me semblait utile de vous fournir ces informations tant il est extrêmement difficile d'effectuer "le papier", vu le peu de vidéos et d'informations disponibles sur ces épreuves.
Après le nom du jockey, vous trouverez le nombre de courses gagnées, puis le nombre de courses courues et, enfin, le pourcentage de vicoires par courses montées, toujours sur l'hippodrome de Maronas. Cliquez sur le lien suivant pour retrouver ce tableau :
MARONAS_JOCKEY.png
Pour tous les partants et pronostics afin de retrouvez les montes des jockeys, cliquez ici.
Lundi, 24 Septembre 2012 14:05
Le 1er septembre, le niveau de considération envers les parieurs a encore baissé considérablement Place Abel Gance, siège de France Galop. Depuis quelques années, on a d'ailleurs la sensation qu'il suit l'évolution inverse de la courbe du chômage : alors cette dernière augmente inlassablement, l'estime portée aux turfistes semble être devenue aussi importante que le sont les championnats de badminton d'Okayama pour "Paris-Turf". Désormais, tout entraîneur, qui souhaite voir son pensionnaire entrer en dernier dans les stalles de départ, doit en faire la demande au moment de l'engagement soit au moins quarante-huit heures avant la course. Si cette démarche n'est pas effectuée et faite sur l'hippodrome, le cheval en question partira de la stalle la plus à l'extérieur, tous les autres se voyant donc décalés d'une place vers la corde. Pas besoin d'être sorti de Saint-Cyr pour s'apercevoir des limites (et je pèse mes mots) de cette mesure. Elles sont nombreuses mais je me contenterai de soulever deux points. Le premier concerne les parieurs. Le numéro à la corde est dans la plupart des courses un élément important voire indispensable pour faire son papier (les six premiers du quinté du dimanche 16 septembre à Longchamp avaient les six plus petits numéros dans les stalles !!!). Vous, comme moi, n'effectuons que rarement nos jeux à dix secondes du départ, sans parler des joueurs qui n'ont d'autres choix que de les effectuer le matin. Et même en étant devant sa télé ou à l'hippodrome, on a que très rarement l'information en temps et en heure. Là encore donc, et ce n'est pas la première fois, les parieurs ne sont pas considérés. Ce fameux dimanche 16 septembre, je n'aurais pas considéré que Baiadera avait une première chance si elle n'avait pas eu la corde 1. Et si, sans le savoir, elle s'était élancée tout à l'extérieur, je leur aurais fourni une information et une analyse erronées à mes dépens. Le deuxième point concerne les professionnels. Je vais légèrement caricaturer en prenant l'exemple de la ligne droite de Fontainebleau où, les plus gros numéros à la corde sont généralement avantagés. Je suis entraîneur ou propriétaire d'un concurrent se présentant sur ce type de parcours. Mon pensionnaire a hérité du numéro 1, ce qui l'ampute d'une bonne partie de ses chances. À mon arrivée sur l'hippodrome, j'indique aux commissaires que je souhaite voir mon cheval entrer en dernier. Appliquant le règlement, ils m'attribuent la stalle 16. Mes chances sont considérablement augmentées, et mon cheval, d'ailleurs, l'emporte. Pendant ce temps-là, "Paris-Turf" vous avait déconseillé de le jouer, et vous-même, en voyant ce numéro de corde rédhibitoire, l'avez éliminé. Le mal est fait ! Chaque jour, les services techniques, éditions et rédactions de "Paris-Turf" œuvrent avec rigueur afin de fournir les informations essentielles : déferrage, types d'œillères, pointillés pour signaler les deux lignes derrière l'autostart, décharges, poids des jockeys au trot monté etc. Même à jour J, grâce à notre page "Turf-Dernière", les nouvelles de dernière minute sont indiquées : non partant (officielle ou probable), interviews sur les pistes, précision d'un entraîneur quant à un éventuel forfait en fonction de l'état du terrain etc. Pour évoquer l'envers du décor, nous sommes les premiers courroucés voire énervés à la rédaction lorsque nous publions une information erronée. Quand elle nous incombe, nous faisons notre autocritique et notre mea culpa ; lorsqu'elles proviennent des informations fournies par les maison mères, nous n'avons d'autres choix que de les déplorer. Avec une telle mesure, nous ne pouvons rien faire sauf, comme vous, subir. Ou alors faire un rêve : que lors d'une épreuve fournie, une douzaine d'entraîneurs demandent le jour même à rentrer en dernier. Chiche ?
Mercredi, 29 Février 2012 11:24
Comme moi, vous avez certainement été nombreux à regarder l'émission Equidia-Turf Club, avec Franck Leblanc comme invité. Rien ne lui a résisté au cours du meeting sauf les performances d'un certain Vaillant Cash, qui n'a pas pris le moindre centime depuis son arrivée dans les boxes du professionnel mayennais. Dès lors, on pouvait espérer des explications ou du moins le sentiment de l'entraîneur. Il n'en aura rien été. La raison n'est sans doute pas à chercher auprès des personnes présentes sur le plateau (Guillaume Luyckx et Dominique Cordier) qui sont loin d'être les derniers à poser des questions qui fâchent. Visiblement, c'est plutôt Vaillant Cash qui est devenu un sujet qui fâche...
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