Il a effleuré le rêve de devenir footballeur professionnel. Finalement, c’est avec ses deux autres passions (les courses et l'écriture) qu’il prend son... pied. Sportif avec une âme de turfiste, Halim Bouakkaz est comme un poisson dans l’eau à Paris-Turf. Ici, il prend la balle au bond pour mieux vous la renvoyer.
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Mercredi, 30 Novembre 2011 17:37
Avez-vous déjà vu un président de club de football se fracturer une jambe en tapant du pied en tribune lors d'une occasion de but de son équipe ? En revanche, vous avez déjà vu un joueur laisser un tibia et un péroné pour défendre les couleurs du club dudit président… Aucun entraîneur de football ne s'est rompu un ligament croisé en sautant de joie après un but. Pourtant, nombre d'entre eux ont un jour assisté à la blessure d'un de leurs protégés qui voulait récupérer un ballon et se montrer digne de leur confiance... Il en est de même dans le monde des courses. Les jockeys, comme les footballeurs, sont le dernier maillon d'une chaîne composée des éleveurs, des propriétaires et des entraîneurs. La partie visible de l'iceberg hippique en somme. Alors, évidemment, ce sont souvent eux qu'on met en lumière, mais ce sont aussi les mêmes qu'on montre du doigt lorsqu'ils perdent une course “imperdable”. La médaille et son revers ! Ils l'acceptent, connaissent la règle du jeu, mais sont capables de passer, de la veille au lendemain, du billard de Longchamp au terrain vague de Champ-de-Patate-sur-Taupe pour un “steak” de plus, dix montes supplémentaires la saison prochaine ou, dans le meilleur des cas, une collaboration un peu plus longue avec ceux pour qui ils ont consenti ces efforts. En plus d'être la partie visible de l'iceberg, ils naviguent souvent à vue, ne sachant pas, pour beaucoup d'entre eux, de quoi seront faites les prochaines années. Que dis-je ? Les prochains mois, voire les prochaines semaines ! Alors, à l'heure où nous pleurons tous le drame arrivé à Benjamin Boutin, mes larmes, celles de la colère, se sont versées sur les professions de foi des candidats aux élections de France Galop. Augmentation des allocations pour les propriétaires ? Je dis oui ! Prise en compte des difficultés grandissantes des entraîneurs ? Encore oui ! Et les jockeys dans tout cela ? Pas un mot ! Ils n'ont qu'un siège (sur cinquante) au comité de France Galop. À titre de comparaison, les footballeurs professionnels ont deux représentants sur les vingt-six membres qui composent le Conseil d'Administration de la Ligue de Football Professionnelle, soit un sur treize ! La mission première de la société- mère ne doit plus être - exclusivement - la même qu'il y a deux siècles, où des spectateurs pouvaient même enfourcher un cheval et lui faire terminer son parcours. Les temps changent. À l'heure où tout le monde s'accorde à dire qu'il faut valoriser le “spectacle hippique” sur notre sol, on ne peut plus se contenter de se féliciter de la qualité de la formation de nos jockeys quand ils brillent à travers le monde. On se doit d'être encore plus à leur écoute et à leur service. Car les artistes, ce sont eux !
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Lundi, 06 Septembre 2010 14:51
Rentrée des classes et cour de maths
Le prof a l'air d'un psychopathe
Carton jaune et manque d'humour
C'est l'interro dès l'premier jour
Ces mots qu'aurait pu fredonner un jeune collégien, je ne les ai pas prononcés jeudi dernier en sortant de l'hippodrome d'Auteuil. Au contraire, j'ai hâte que ça recommence. A peine Deauville terminé que s'approche à l'horizon l'Arc, la Haye Jousselin et même l'Amérique. Oui, oui l'Amérique : comme tous les ans, on va se dire "ah déjà". Comme le jeune collégien à la fin de chaque grandes vacances…
Le jour où lui reprenait les cours, je reprenais mes marques sur la butte Mortemart. Le quatrième étage de la salle de presse. Là où ne s'installent que certains animaux en voie de disparition. Le rond, les balances, les vestiaires et encore ce quatrième étage où tous se rendent pour admirer les courses. Ou Paris, c'est selon. Une fois les courses finies, le dernier est toujours le même... Le petit collégien doit, lui aussi, comme moi, mettre plus de temps que les autres à ranger ses affaires dans son cartable. A moins que nous soyons deux cancres incapables de travailler vite et bien. Ou à moins que nous ne sachions pas faire autrement que d'essayer d'avoir tous les atouts de notre côté pour rendre une bonne copie. Evidemment, le gardien tombe toujours sur moi, avec toujours cette même consigne de ne pas oublier d'éteindre la lumière. Et pendant que certains font couler à flot le champagne au sein de l'hippodrome (l'occasion pour certains - et surtout certaines - d'aller astiquer certains souliers ou autre chose, se forcer à rire à des boutades pas marrantes ou d'être ravies de prononcer pipi-caca-popo), je me dérobe vers le Moulin de Longchamp. Non pas le groupe I de Fuissé mais une brasserie conviviale à souhait. Tiens d'ailleurs, le jour de la rentrée, j'y ai croisé la Cravache d'Or en activité la plus humble qui soit et un garçon de voyage au cœur aussi grand que le rail-ditch… C'est sûr, j'étais au bon endroit ! Je n'ai pas loupé ma rentrée et je ne changerai de cap. Mais je ne sais toujours pas quelle note a eu le collégien à son interro de maths.
Lundi, 05 Juillet 2010 14:55
Après l'affaire Bettencourt, l'affaire Wildenstein ? Toujours est-il que "Le Canard Enchaîné", relayé, entre autres par le site internet "Rue 89", révèle qu'en juin 2009, Eric Woerth, alors ministre du Budget aurait reçu une lettre de l'avocate de Sylvia Wildenstein (la veuve de Daniel, qui réclame plusieurs dizaines de millions d'euros aux héritiers de son défunt mari), alertant sur les soupçons d'évasion fiscale liés à la succession. Malgré une relance, il n'y aura jamais de réponse. Comme dans l'affaire Bettencourt, le maire de Chantilly va sans doute expliquer qu'il ne connaît pas les Wildenstein... Comment le pourrait-il ? Il n'est que maire de Chantilly, une ville qui ne possède pas d'hippodrome qui organise de prestigieuses courses au cours desquelles la casaque Wildenstein aurait brillé. Non, bien sûr, il ne peut les connaître ! Enfin, pour le moment...
Mercredi, 23 Juin 2010 09:27
Après une réunion à Auteuil, je suis plutôt "Moulin de Longchamp" que "Salon des Dames". Cette brasserie est l'un des seuls lieux populaires du quartier. Oui oui, populaire à deux pas du célèbre Murat et autres restaurants de "pseudo-prestige" qui vous coûtent plus que la peau du cul pour un service loin de vous donner envie de vous lécher les doigts. Donc moi c'est plutôt "Moulin de Longchamp, ce lieu où j'ai eu la chance de faire connaissance avec quelques garçons de voyage des plus grandes maisons d'obstacle. C'est là qu'ils se rendent pour dîner avant de repartir, une fois de plus, seuls face aux kilomètres, sur les routes. Ce samedi 19 juin, j'y ai rencontré, par l'intermédiaire de la patronne des lieux qui a eu la bonne idée de préciser dans quel domaine je travaillais, un certain Shane O'Reilly. Non ce n'est pas le fils de la richissime britannique à la casaque jaune et bleue. Non, "he is a transporter". Après m'avoir demandé si la Grande Course de Haies avait été truquée, il me parle de la raison de sa présence : "J'ai amené ici un cheval qui n'avait aucune chance dans le Prix Alain du Breil, mais son propriétaire voulait absolument qu'il courre à Paris". Puis il me parle de son métier et surtout de ces célèbres entraîneurs et propriétaires qui font appel à ses services. Lorsque je lui demande si je peux évoquer notre discussion sur mon blog, il acquiesce, assume et se déchaîne même : "Oui tu peux tout écrire ! Même mon nom ! Je n'ai rien à cacher : ils nous prennent tous pour des chiens : Mc Manus, John Oxx et tous les autres ! Mc Manus m'a même appelé le jour de Noël alors que j'étais pour une fois en famille. Ce sont tous les mêmes. Les seuls qui ont une situation correcte en Irlande sont ceux qui sont employés par Ballydoyle. Les autres, nous sommes de la m.... Dans mon entreprise, nous étions huit il y a deux ans pour la même charge de travail ; l'an passé, nous sommes passés à 4 et cette année nous ne sommes plus que deux. THIS IS THE SPORT OF KINGS BUT THERE ARE NO KINGS LEFT".
Mardi, 08 Juin 2010 20:19
Avec des rimes tu t’es permis De rendre hommage à un Monsieur Des mots touchants et bien écrits Et le tout sans être mielleux
Tu sais je n’ai jamais douté Que les plus sincères arroseurs Deviennent souvent les arrosés Te voilà donc dans mon viseur
Mes chères virgules étaient encore Au fond de mon caleçon Et mon ‘‘hippigénisme’’ d’alors Etait à peine en gestation
Mais de mille feux mes yeux brillaient Aux dégustations de Finot Dans une rubrique millésimée Que j’ai dévorée mon salaud
Apprenti ou pseudo-expert J’ai toujours été le premier De tes anonymes supporters Sans pour autant te les lécher
Un jour tu m’as mis le holà Ce que j’ai pris pour un dur dol Moi qui suis contre les passe-droits Et sait critiquer mes idoles
La précision de Mc Laren Les OGM du Mc Do Les frites plastiques de chez Mc Cain Et même de mauvais pronos
Ne changeront rien à mes goûts Ne changeront rien à l’affaire Et même si j’ai des poils partout Moi je me régale de Macaire
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