Sans queue ni tête...
A chaque nouvelle génération de têtes pensantes, de nouvelles mesures immédiates entrent en vigueur, histoire de marquer de leur empreinte leur passage au pouvoir. Les instances s'occupant des courses hippiques doivent probablement ne pas avoir toutes leurs facultés car voir des réunions hippiques débuter à midi n'a absolument aucun sens. C'est d'un ridicule affligeant, digne de décideurs de maternelles, cela ne vole pas haut. Souvent, au moment où le repas se terminait, j'avais l'habitude de m'installer devant "Equidia" pour suivre le déroulement des courses. Maintenant, lorsque je me branche sur les hippodromes désertés, c'est pour m'entendre dire que la réunion est terminée. Oui, vraiment, les nouveaux dirigeants ont réussi un tour de force fantastique: augmenter les courses (qu'on a pas le temps d'étudier) et supprimer les spectateurs et téléspectateurs pour les regarder. Probablement la conséquence de leurs études, à mourir de rire. Si ces petits dirigeants se mettent dans la restauration, les restaurants ne serviront plus après 12h15. Les vacances de mer se prendront en février, le ski se pratiquera en septembre... Le Feunteun Gilles
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La bonne idée
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Samedi 18 mai, Paris-Turf sentait bon les courses, sentait bon la Butte Mortemart et le bon vieux temps… Monsieur Bernard Sécly , rédacteur en chef d’un jour, nous faisait revisiter les « Grand Steeple » de naguère évoquant les champions qui ont construit l’histoire du célèbre groupe I. Un réel plaisir pour ceux qui ont un passé avec le temple de l’obstacle.
Ce jour-là, ce n’était que bonheur de rôder autour d’Auteuil d’hier et d’aujourd’hui sans qu’il soit question de numéros et de hasard. Qui aurait eu l’outrecuidance de polluer l’esprit en parlant de spot ? De tirelire, sans doute, puisque le papier était à portée de stylo bille ou de clavier et que l’ordre possible la faisait vibrer d’impatience. L’entendiez-vous qui frémissait sur vos têtes ? Pas moi. Mon plaisir était ailleurs. Facétieuse, puisque c’est sa nature et son esprit, elle est restée bien accrochée malgré les secousses des 115 mises gagnantes.
C’était prévisible, les autres magiciens de l’obstacle s’étaient donné rendez-vous sur la piste ce dimanche 19 mai, pour un botte à botte, un « à toi, à moi », un superbe final pour que la vie de maître Guillaume Macaire soit plus belle encore. Monsieur Jean Paul Gallorini a dû pousser de toutes ses forces son Shannon Rock battu d’une demi-longueur. Et pour couronner le tout, à distance, Mid Dancer et ses 12 ans venait compléter la fête pour un vrai tiercé de turfistes.
Pour une fois, il était plus probable d’entendre en revenant du champ : « J’ai touché Bel La Vie, Shannon et Mid dans l’ordre ». Seuls les joueurs de bruits entendus dans les PMU ont profité de la fête pour empocher un « 11 – 3 – 10 »
Un superbe dimanche à Auteuil et la bonne idée de Paris-Turf de mettre Bernard Sécly au cœur de son rond de présentation. Voilà bien un beau concept à reconduire pour le plus grand plaisir des turfistes et, peut-être, mettre l’eau à la bouche des débutants et autres profanes... Simon Dominati
Le PMU et la loterie
La gestion des courses est devenue déprimante. L'écoute de ses clients par le PMU tient de l'autisme. Le choix des courses support du quinté est calamiteux. Courses avec moins de 16 partants. Avec plusieurs chevaux rentrants ou n'étant pas prêt.Trop de rapports payés. Un lotoïsation complète du quinté. In fine des rapports faméliques. En plus, depuis quelque temps, vient se greffer une augmentation des non-partants. Sincèrement, cela fait plus de 30 ans que je joue et achète votre journal. Je me pose la question si je vais continuer. Pour jouer au loto pas besoin de journaux. Dans ce cas vaut mieux jouer au loto, où il y a mathématiquement beaucoup plus de chance de gagner. C'est désespérant et je pense que la fuite en avant du PMU le perdra. Monsieur Carrus doit se retourner dans sa tombe. Dommage qu'un magnifique jeu soit travesti de la sorte... A bon entendeur. Dominique S.
Une autre culture.
Mercredi, 01 Mai 2013 15:05
Il est très difficile par les temps qui courent au galop de réapprendre les fondamentaux. Avec les quintés, les bonus et les tirelires, la pensée du turfiste s'est transformée au point d'en perdre son latin. Avec la multiplication des courses et des réunions, avec les incursions à l'étranger où tout est mystérieux, le joueur ne sait plus où donner de la pièce. Il s'éparpille, court après tous les bourrins à la fois et finit par se tromper dans les allures. Le PMU, tel le renard de la fable, l'encourage à jouer comme il aime, la fortune est portée de pari. A ces mots, le parieur ne se sent plus de joie et force piécettes envoie. Maître PMU qui a bien des idées dans la tête ouvre son escarcelle en cherchant une autre ficelle. Pourtant, si l'on veut bien garder la tête froide, il est possible de revenir à plus de raison. Il suffit de faire le point avec tous les bonus trois, tous les bonus quatre qui n'ont rapporté que des clopinettes, pour se rendre compte de tous les tiercés, éventuellement quartés, perdus dans la course au jackpot. L'ancien turfiste piégé dans le tourbillon des jeux peut-il encore retrouver sa culture originelle ? Celle qui apportait quelque bonheur en brandissant un tiercé tombé dans la musette. Sait-il encore débusquer un couplé ? S'y essaie-t-il encore ? Pour ma part, perdu dans la jungle des paris, je ne sais plus trouver un couplé juteux en trois chevaux seulement. Je n'ai plus goûté le moindre tiercé, je n'y joue plus depuis belle lurette. Certes les couplés qui me remplissaient de joie ne m'ont pas enrichi mais je me sens pauvre aujourd'hui, à courir après la fortune tirelire qui se balance au-dessus de nos têtes. Son pouvoir est si fort que même en raisonnant, on finit par croire qu'un jour elle tombera. On a changé de culture, et le turfiste a changé de nature et pourtant, il suffit de peu de choses : supprimer la tirelire, et les jeux spots seulement, la raison reviendra. Mais le PMU ne l'entend pas de cette oreille... d'ailleurs, il y a bien longtemps qu'il est devenu sourd et muet. Il n'entend que ces sous qui sifflent dans nos têtes. Le PMU a tué l'esprit turfiste, il a changé ses valeurs. Simon Dominati
Des chiffres en trompe l'oeil
Vendredi, 26 Avril 2013 18:08
Bien qu'en pré-retraite du monde des courses (74 ans) mais toujours membre des C.A. des Sociétés de Chartres et Rambouillet, je suis toujours triste, moi qui comme vous (référence à François Hallopé, auteur d'un article sur les entrées sur les hippodromes de province) ai une formation d'Ingénieur, quand je lis votre traditionnel article sur les statistiques des sociétés de province. Il est froid comme des chiffres sans explications détaillées. En effet, la société de Chartres offre l'entrée gratuite à toutes les réunions qui se déroulent en semaine, y compris le samedi : soit 7 réunions sur 14... Par contre, pour nos réunions du dimanche, nous offrons à nos partenaires 2000 entrées gratuites. Il s'agit d'un simple calcul comptable : en semaine le personnel à l'entrée nous couterait plus cher que la somme récoltée par le nombre d'entrées. D'ailleurs, c'est sans doute pour cela que notre chiffre PMH se situe dans la bonne moyenne malgré des dates de courses peu favorables pour attirer du public, notamment en mars( 3), octobre (2)et novembre (3).
Nous avons une politique ambitieuse avec des partenaires locaux (voir les dénominations de nos prix de courses) , en échange, nous sommes dans l'obligation d'offrir des entrées gratuites. Par exemple, les établissements PMU partenaires reçoivent une centaine d'entrées pour toute l'année , n'est ce pas là où se trouvent nos "clients" potentiels ? Pour étudier le taux de retour, et obtenir un chiffre indiscutable, nous donnons un ticket d'entrée à toutes les personnes qui pénètrent sur notre hippodrome y compris aux enfants. Pour une société qui offre des réunions en dehors de la période estivale....nos résultats me semblent satisfaisants : 7886 adultes et 947 enfants = 8833 entrées, moyenne 630. Nous sommes très loin du chiffre de Monsieur Hallopé. Jean Trideau Commissaire des Stés de CHARTRES et RAMBOUILLET. Chargé de la COM de la Sté de Chartres
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