Fixation
Mercredi, 26 Décembre 2012 15:45
Pour mon ultime intervention de l'année je parie que vous allez croire que je fais une « fixette » : oui, je l'avoue, c'est vrai, mais comment ne pas réagir pour la énième fois lorsque l'on consulte le programme premium qui a été concocté par les hommes de l'art, demain, jeudi 27 décembre : trois réunions complètes qui auront pour théâtre, par ordre d'entrée en scène, Vincennes, Pontchâteau et Cagnes-sur-Mer. Rien de frappant à première vue me direz-vous ? Mais si : ces affiches sont exclusivement destinées à des trotteurs. Fut une époque, avant la décentralisation initiée par Jean-Luc Lagardère ou ce genre de cas de figure, par définition allait de soit. Mais comment expliquer que de nos jours, avec l'explosion du nombre d'affiches à audience nationale, on ne puisse pas, au cours d'une même journée, proposer de la pluridisciplinarité ? J'imagine très bien la réponse des responsables de cet état de fait : « Les amateurs de galop sont servis puisque l'hippodrome de Vaal propose 4 épreuves plates, de même que Mons (6 courses) et Leopardstown (2) ». Certes, mais excepté la verte Érin, dans mon esprit, je voulais parler de vraies courses. Pas de parodies. Et encore, en ce jeudi, nous avons été épargnés par les Maronas, Palermo, Kranji, Launceston Tasmania, Champ de Mars, Valparaiso, Santiago pour ne citer qu'eux. Devant une telle incompétence, qui au PMU rime avec suffisance, comment ne pas éternellement radoter.
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Le culot ne tue pas…
Dimanche, 23 Décembre 2012 11:13
...Ni le ridicule d'ailleurs, ça se saurait. Je vais vous en faire la parfaite démonstration concernant un professionnel connu et reconnu, à juste titre, dans la sphère du galop que, dans un souci de discrétion nous appellerons J.-P. G.
Répondant à mon confrère Ludovic Hellier qui avait eu, l'outrecuidant journaleux, d'écrire dans les colonnes de Paris Turf lors de la présentation d'un quinté que « Certains signes parlent pour les entraîneurs qui, eux, préfèrent se taire. J.-P. G. ne souhaite pas - à l'heure actuelle - s'exprimer dans nos colonnes sur les chances de ses pensionnaires dans les quintés. », J.-P. G. avait tenu à apporter un bien pompeux « droit de réponse » dont voici les extraits les plus édifiants pour ne pas dire comiques a posteriori : « Paris-Turf a publié, mercredi dernier, un article dans lequel l'auteur me classe parmi les entraîneurs qui préfèrent se taire. Me taire, moi ? J'ai plutôt la réputation d'être un peu trop bavard.../... Que les journalistes sachent que je n'ai jamais refusé de renseigner quiconque sur mes chevaux. Mais encore faut-il qu'ils se présentent déjà à moi et qu'ils me posent des questions susceptibles d'éclairer les parieurs. Si c'est pour me demander la chance de mon cheval, ils n'ont pas besoin de moi. Dans les quintés, tous les partants disposent a priori de la même chance, puisque c'est le principe même du handicap. Je ne vais donc pas me répéter à chaque fois. Lorsque je présente un cheval dans une course, les parieurs disposent de trois atouts : il est bien, il court dans sa catégorie et il court pour gagner. » Quelle ne fut pas ma surprise, quelques semaines plus tard, contredisant diamétralement ses propos, de voir ledit professionnel prêter, si je peux m'exprimer ainsi, sa plume au quotidien hippique du Pari Mutuel Urbain, dont il est désormais l'un des consultants exclusifs. Quelle tartufferie ! Conclusion : - Le journaliste avait raison en indiquant que le professionnel - certes, c'est parfaitement son droit mais appelons un cheval un cheval ! - ne parlait pas à Paris Turf ; - L'entraîneur, d'une façon générale, est un spécimen qui ne supporte pas l'ombre d'un soupçon de critique, seuls les louanges et léchage de cul trouvent grâce à ses yeux.
« Kadéos » de fin d'année…
Lundi, 17 Décembre 2012 08:33
À l'image du PMU (lire ci-dessous), quelle est la tête pensante au sein de France Galop dans laquelle a pu germer l'idée de changer en cours d'année le programme « premium » et d'organiser deux réunions simultanément à Deauville le lundi 24 et le mardi 25 décembre sans nullement penser aux conséquences familiales que cela entraînerait ?
Face à un léger, mais perceptible bruissement pour ne pas dire vent de fronde du nombreux personnel concerné (salariés des écuries mais aussi employés du GTHP et du PMH pour ne citer qu'eux) les hauts responsables de l'estimable instance dirigeante du galop ont réagi : dans un élan de générosité peu commun qui mérite d'être souligné et montré en exemple, faisant fi de la politique de rigueur actuelle, des chèques « Kadéos » d'une valeur de 80 € seront offerts aux salariés accompagnant les chevaux présents le jour de Noël. Par ailleurs, toujours pour les « petits », les « sans-grade », afin que la pilule soit moins amère, un repas spécial de Noël sera offert ce jour-là au foyer AFASEC aux salariés des écuries.
Comme c'est réconfortant de penser qu'ils vont pouvoir manger un vrai repas chaud, prendre une douche, une vraie, et ainsi rester propres sur eux alors que nos malheureux décideurs, eux, feront bombance en famille ou avec des amis. Le monde est bien injuste...
L'émotion m'étreint. J'écrase une larme. Tout mon corps frissonne. Comme c'est beau. Un vrai conte de Noël...
Qui peut bien décider ?
Vendredi, 16 Novembre 2012 20:49
Qui peut bien décider ?
Je me répète, j'en balbutie : quel est l'inconscient, la triple, la quadruple, la quintuple buse, au sein des instances dirigeantes (PMU et consorts) qui a décidé de confirmer que malgré, doux euphémisme, le faible nombre de partants (respectivement 4 et 4 !) les deux courses initialement programmées à Punchestown demeureraient des courses PMU ce dimanche (lire Paris Turf daté 17 novembre en page 21). Je suis tellement coi, que me demandant comment est-ce possible, j'en ai perdu mon latin !
Madame la marquise…
Lundi, 05 Novembre 2012 15:30
J'ai beaucoup de considération pour Bertrand Bélinguier dont le parcours au sein de l'Institution inspire le respect.
Toutefois, car, évidemment, il y a inévitablement un « mais » après les louanges, comment notre cher président du galop peut-il affirmer, pastichant d'une certaine manière la célèbre chanson de Ray Ventura créateur et interprète de « Tout va très bien Madame La Marquise » que, je cite : « Nous avons vécu un très beau week-end, malgré le déroulement du Quinté de samedi, qui a été contrarié. Sur le plan du sport, nous avons vécu de très belles courses, sélectives. La victoire de Lagunak a été très belle. Et tout le monde a pu voir que la piste était praticable avec des épreuves qui se sont disputées sur un bon rythme. Vu les conditions climatiques, les fins de courses ont été meilleures que ce que l'on pouvait craindre. Ce Week-end international de l'obstacle a été également marqué par l'arrêt de Christophe Pieux. [...]. Je suis heureux de l'avoir fait applaudir à Auteuil et nous voulions lui dire un grand merci pour tout ce qu'il a apporté [...]. Je suis heureux car il a arrêté en pleine possession de ses moyens, or le métier de jockey d'obstacle est un métier dur. »
Affirmer, de façon si laconique, simplement, sans autres commentaires, que le déroulement du quinté de samedi a été « contrarié », me paraît un peu réducteur et « léger ». Un cheval mort sur le champ d'honneur, une épreuve neutralisée dans un premier temps, puis recourue en fin de réunion décapitée par 5 non partants (dont l'infortuné Rock'Nroll de Poligny) les autres concurrents ayant, pour certains, probablement déjà jeté une partie de leur feu lors du premier lâcher des élastiques ; sans parler des parieurs qui manifestent leur mécontentement s'estimant à juste titre lésés ; les absences de Usual Suspects, le leader des 4 ans sur les « balais » brutalement disparu, apparemment suite à une réaction aux antibiotiques, de Saint Palois, de Rhialco, pour ne citer qu'eux ; le fait, comme l'a signalé notre confrère Week End (Frédéric Guignard), que les partants étrangers n'aient pas été légion cette année ; un terrain proche du pénible favorisant des écarts montres à l'arrivée.
Et, cerise sur le gâteau, l'annonce, quelques heures avant le WEIO (lire Week-End international de l'Obstacle), du retrait de la compétition de notre star nationale, Christophe Pieux : tout concourt, selon moi, à affirmer, même si la malchance a été largement et malheureusement de la partie, que ce week-end, excepté pour ceux qui ont goûté aux joies du podium, ne restera pas dans les annales.
Optimisme à tout crin quand tu nous tiens...
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