Accueil Bagdassarian au présent et au passé

Turfiste depuis toujours ou presque (1967), journaliste professionnel depuis 1984, Alec Bagdassarian a séché à l'époque ses cours d'informatique le samedi pour se rendre régulièrement à Saint-Cloud. Il ne dédaignait pas pour autant le trot, ayant eu le privilège de voir courir une certaine Une de Mai. Pour lui, le présent n'est que le balbutiement du passé...

 



Des machines à sous aux péripatéticiennes...

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Sous la plume de Fabrice Theil, Paris Turf a publié dans ses éditions de mercredi matin un article intitulé «  Les machines à sous pourraient sauver Meadowlands ». Ce papier, j'en suis convaincu, a dû retenir l'attention de nombreux lecteurs mais également de quelques « institutionnels » au rang desquels, au premier chef, évidemment, le PMU,
En effet, il est expliqué que le nouvel acquéreur de cet hippodrome prône l'implantation, tous azimuts, de « racinos » (vous l'aurez compris, rac. de races - courses -  et inos de casinos...), une formule hybride qui aurait déjà fait ses preuves Outre-Atlantique, chaque dollar injecté dans le tonneau des Danaïdes des machines à sous donnant lieu à prélèvement en faveur des courses et, par conséquent, des allocations.

Je trouve ces Américains bien frileux et propose que l'on aille beaucoup plus loin. Voici une série de  préconisations pour relancer, en toute moralité bien sûr, l'industrie hippique française, moyennant des dérogations de la part de l'Etat, toujours friand de picotin « frais ».

- Mise en place donc de machines à sous sur tous les champs de courses de France et de Navarre mais aussi, sous la houlette du PMU, de roulettes, du black jack, du craps, du baccara, du poker et pourquoi pas du bonneteau.

- Taxation, à la source, si l'on peut dire, des débits de boisson. Pour toute consommation d'alcool, y compris de la bière, le client devra s'acquitter...sur le champ, d'une redevance forfaitaire de 50 centimes (les bières, même « petites », c'est bien connu, font des rivières).

- Ouverture de maisons de détente dans lesquelles les parieurs pigeons pourront trouver du réconfort après ou pendant leurs frasques ludiques. Les sommes ainsi versées aux péripatéticiennes, moyennant là aussi prélèvement, alimenteraient un fonds destiné à augmenter les allocations

J'en passe et des meilleures. Ainsi, grâce à ces mesures, le PMU, toujours en quête de nouvelles recettes, et peu regardant, désormais, sur leur provenance, pourra exaucer son rêve : faire de la  France, chaque jour davantage, un tripot.

 

 

Remerciements…

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Je n'en ai presque pas cru mes yeux en lisant la fameuse page « Interviews sur les pistes » de Paris Turf pour le quinté de ce mardi à Deauville, tant le fait est rare pour être signalé : sur les 18 participants du Prix d'Omaha Beach, nos excellents reporteurs ont pu recueillir l'avis de tous les professionnels concernés, en l'occurrence leurs entraîneurs. Habituellement, pour le galop - le trot se montrant à cet égard, sans aucune commune mesure, beaucoup plus enclin à parler à la presse -, certains d'entre eux (et pas seulement André Fabre !) sont réticents à nous confier le fruit de leurs réflexions, privant ainsi nos lecteurs de la substantifique moelle de leurs propos avisés. A chacun ses taiseux...

Comme à l'occasion des cérémonies de remise des « Oscars, Césars » et autres manifestations œcuméniques, où les satisfecits fusent de toutes parts, je voudrais, à mon tour, sincèrement, remercier les entraîneurs, nos alliés du jour, qui se sont volontiers prêtés au jeu des questions et des réponses.

And the winners are (et les gagnants sont) :

Eric Libaud

Stéphane Wattel (2 participants)

Jérôme Reynier

Luis-Alberto Urbano-Grajales

Yann Barberot

Markus Nigge

Alain de Royer Dupré

Carlos Laffon-Parias

Mlle Sandrine-Valérie Tarrou

Didier Prod'homme

Jacques Rossi

Richard Chotard

Norbert Leenders

Christian Delcher Sanchez

Patrick Monfort

Damien de Watrigant

Philippe Demercastel

 

 

Quelques statistiques en plat

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Chez les chevaux de 2 ans, par les gains,  Family One tient largement la tête et la corde avec 5 tentatives, 4 victoires et une place pour 148.000 €. Le fils de Dubai Destination devance Louve Rouge - 10 tentatives déjà, on ne chôme pas chez Boutin ! - ), 79.450 €, Dabirsim, 60.500 € et Idéechic, 53.100 €.

Chez les chevaux de 3 ans, le classement est le suivant : Reliable Man (954.680 €), Golden Lilac (782.820 €), Méandre (398.940 €), Bubble Chic (395.460 €).

Chez les 4 ans et plus : Sarafina (342.680 €), Goldikova (292.850 €), Cirrus des Aigles (267.440 €), Planteur (236.420 €).

Chez les étalons : Dalakhani (1.474.380 €), est au coude à coude avec Galileo (1.444.230 €), suivis par Slickly (1.305.840 €) et Kingsalsa (863.530 €).

Chez les entraîneurs, Jean-Claude Rouget est crédité de 131 succès pour 2.627.670 € de gains, alors qu'André Fabre avec seulement...87 victoires a empoché pour ses propriétaires 3.850.320 €. Viennent ensuite (au nombre de premières places) : Henri-Alex Pantall, Alain de Royer Dupré, Joël Boisnard, Jean-Marc Capitte et Frédéric Rossi avec respectivement 62, 46, 46, 46 et 41 succès.

Chez les propriétaires, Gérard Augustin-Normand (109 chevaux, 346 courses, 49 victoires, 175 places) 1.406.225 €, devance Wertheimer & Frère (57, 158, 22, 73 et 1.097.245 €). On point ensuite : Cheik M. Al Maktoum, La marquise de Moratalla, Pride Racing Club, S.A. Aga Khan et Ecurie Wildenstein.

 

Qui dit mieux ?

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Propriétaire qui possède le plus de chevaux à l'entraînement en France, comme l'explique Francis Fougeray ce matin dans les colonnes de Paris Turf, de mémoire de turfiste de longue date je n'ai pas souvenance qu'un propriétaire, je veux parler de Gérard Augustin-Normand ait eu en France un effectif réparti sur un aussi grand nombre d'entraîneurs. Au hasard de mes récentes lectures (j'insiste bien sur le mot hasard, ce qui signifie que cette liste est loin d'être exhaustive), j'ai pointé les « associations » suivantes :

V. Dissaux, CaerleonWind, Satwa Rose

P. Monfort, Barricado, Bearheart

Y. de Nicolay, Vauville

E. Lellouche, Miss Lago, Hermanville, Saint Désir

D. Smaga, Dont Teuch

J.-C. Rouget, Arromanches, Hello Fuji, Malleganda

Luis-Alberto Urbano-Grajales, Carteret

Thierry Larrivière, Footstepsinthecity

E. Libaud, Beaulieu

Mme P. Brandt, Mont Izu

C. Boutin, Domino Rock

X. Nakkachdji, Rum Chocolate

Y. Barberot, Chope Star

C. Ferland, Pim Pam

C. Lerner, Beaurepaire


 

 

D’un mini-meeting à un mini-plateau

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En aucun cas je ne veux accabler les responsables La Teste, qui n'y sont pour rien et qui comme beaucoup d'autres, je l'imagine, doivent se dépenser sans compter pour tenter de promouvoir leurs courses.

Il fallait que cela soit dit.

Nullement dans mes intentions non plus de fustiger ceux qui président aux destinées de l'hippodrome de Salisbury.

Il fallait également que cela soit dit et écrit.

Par contre que penser des têtes pensantes qui organisent en amont (il faut bien, c'est vrai,  élaborer un programme) des réunions PHH (pari mutuel hors hippodrome) sur de telles affiches, sachant, que pour certaines d'entre elles, statistiquement parlant, les partants ne seront pas légion et la qualité aux abonnés absents.

Soyons plus clairs : ce samedi (le 23 juillet), les parieurs compulsifs ont eu le loisir de miser sur trois courses qui avaient pour théâtre l'hippodrome de Salisbury en Angleterre. 3 épreuves réunissant 36 compétiteurs pour la plupart obscurs (mais que je respecte) ou inédits : quel pied de faire le papier sur de si piètres coursiers ! Même le pronostiqueur le plus avisé doit en perdre son latin, contraint, tout penaud, pour montrer sa science, à se résoudre à évoquer les performances en terrain lourd de l'arrière-grand-mère desdits partants.

J'imagine la tête de « l'addict parieur » qui a engagé, qui un couplé, qui un trio, qui un 2su4, qui un multi ! Et...qui n'a probablement jamais vu  la tête du caissier, ou, si c'est le cas, simplement par le simple fait du hasard. Hasard, le maître mot du PMU !

Presque pas mieux à La Teste ce dimanche avec un plateau famélique 6 épreuves et 50 chevaux (avant forfaits). Quelle tristesse.

Pourtant, les champs seront fournis ce dimanche. Pour vous en persuader, allez faire un tour à Bacqueville-en-Caux (8 courses et 111 partants), à Bagnoles-de-l'Orne (8 et 109), à Bernay, à Guerlesquin, au Touquet, à Montier-en-Der, pour ne citer qu'eux. Et qu'on ne me parle pas de catégorisation des hippodromes...

Sur ces hippodromes justement, la qualité ne sera peut-être pas forcément non plus au rendez-vous, je n'en sais fichtre rien, je l'avoue bien volontiers, mais les partants le seront. N'est-il pas déprimant d'assister à un spectacle sans spectateurs, d'entrer dans un restaurant sans clients ou sur un champ de courses sans acteurs.

Bref, un mini-meeting et un mini-plateau dans toute l'acception du terme...

 

 


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