Accueil Bagdassarian au présent et au passé

Turfiste depuis toujours ou presque (1967), journaliste professionnel depuis 1984, Alec Bagdassarian a séché à l'époque ses cours d'informatique le samedi pour se rendre régulièrement à Saint-Cloud. Il ne dédaignait pas pour autant le trot, ayant eu le privilège de voir courir une certaine Une de Mai. Pour lui, le présent n'est que le balbutiement du passé...

 



Quarante et un an après

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J'ai déjà eu l'occasion de le souligner : les « gendarmes » de France Galop, se montrent, chaque année davantage plus vigilants. Il suffit pour s'en convaincre de lire les communiqués circonstanciés et souvent instructifs que Paris Turf restitue in extenso.

Ayant le vague souvenir que dans ma jeunesse, les commissaires étaient moins regardants, les communiqués étant, par voie de conséquence, délivrés à la portion congrue, j'ai eu la curiosité de rechercher dans d'anciennes collections de ma « bible », qui est, je l'espère, également la vôtre, ce qui était publié à l'époque.

Retour en arrière. Nous sommes le samedi 1er août 1970. Miss Dan (entraînée par le grand Monsieur que fut Philippe Lallié), enlève le Prix Kergorlay, donnant lieu au communiqué suivant émanant de la Société d'Encouragement : « À l'issue du Prix Kergorlay, une réclamation du jockey W.-B. Pyers* (Armos, arrivé quatrième), prétendant avoir été gêné dans la ligne d'arrivée par le jockey J. Mercer*1 (Chalton - GB-), arrivé troisième, n'a pas, après enquête et projection du film, été admise par les commissaires ».

S'en suit un autre communiqué laconique, expliquant pourquoi, un peu plus tard dans la réunion, East Hampton (entraînement John Cunnington) se voyait rétrogradée de la 2e à la 4e place « pour avoir gêné un de ses concurrents dans la ligne d'arrivée, la maintenant ainsi dans le classement devant les autres concurrents qui n'ont aucunement souffert de l'incident ».

On appréciera la précision apportée à la rédaction de ce texte...

Pour la petite histoire, Jacky Taillard, associé à East Hampton écopera d'une mise à pied de 4 jours.

* Célèbre jockey australien surnommé « Bill »

*1 Jockey attitré de la Reine

 

 

Des chiffres et déchiffre !

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Depuis des lustres que j'observe les ventes de yearlings (j'ai eu, jeune adolescent, le privilège d'être présenté - par le Père Jack, comme on surnommait John Cunnington, à Jean Gabin dans l'enceinte des ventes !), au galop comme au trot, je peux affirmer que les initiateurs de ces vacations ont une propension soit à enjoliver, pour ne pas dire travestir les chiffres au gré du vent, soit à les atténuer lorsqu'ils sont médiocres.
J'ai le sentiment que cette constante est et sera respectée cette année sur la Côte normande.
Démonstration : ce matin, dès potron-minet à 5 h 30, durant la matinale (le 5/7) nouveau format - une expression chère aux organisateurs ! - d'Europe n°1 on apprenait, sans autre précision, que lors de la première session lundi, le prix moyen du yearling s'était négocié 35.000 € de moins qu'en 2010.
Vous pensez, mon sang n'a fait qu'un tour face à une si funeste nouvelle. Que vont devenir quelques-uns de nos « Top » entraîneurs qui méprisent le tout venant, ne jurant que par le classicisme !
Face à l'horreur de ces chiffres, je me suis précipité dans ma boite aux lettres pour me saisir de mon quotidien préféré Paris Turf que je reçois par portage - vous pouvez en faire autant, amis internautes - et quelle ne fut pas ma surprise et mon soulagement d'apprendre qu'en fait tout avait débuté - bouclage oblige, notre journaliste n'a pu donner que les premières tendances - sous les meilleurs auspices avec un prix médian de 115.000 € au lieu de 70.000 il y a un an.
Voulant en avoir le cœur (inter) net j'ai téléchargé Jour de Galop qui titre : « Un premier jour contrasté ». En allant plus loin dans la lecture de leur article j'apprends en fait, qu'étant donné le changement de dates, le nouveau format (on y revient...), le nouvel établissement, le ring réduit (à l'américaine), le manque de repères, le contexte économique, la pluie, l'âge du capitaine, la vitesse du vent à travers les barreaux de chaise, qu'il était impossible, avant la deuxième journée, de faire des comparaisons avec la vacation équivalente en 2010.

Selon l'adage bien connu, en effet, comparaison n'est pas raison.

 

 

Quelques statistiques au trot

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À ce jour, depuis le 1er janvier et sur l'ensemble du territoire (PHH + PMH), les leaders au trot sont les suivants :

Chez les propriétaires avec 80 victoires et 179 places pour 1.674.410 € de gains, c'est l'Ecurie Victoria Dreams (Jean-Philippe Dubois) qui tient le haut du pavé devançant Ph. Allaire (16, 39, 1.375.980 €), Louis Baudron (30, 73 et 1.375.980 €), Jean-Etienne Dubois (31, 99, 1.251.910 €), l'Ecurie Rib (46, 123, 1.161.835 €), et l'Ecurie Jean-Paul Marmion (62, 154, 1.072.960 €).

Chez les entraîneurs, également classés par les gains, avec 129 succès et 169 places pour 2.854.920 €, Thierry Duvaldestin précède Franck Leblanc (77, 153, 2.627.740 €), Pierre Levesque (84, 187, 2.532.320 €), Sébastien Guarato (68, 147, 2.271.180) et Jean-Michel Bazire (81, 166, 2.226.130 €).

Chez les drivers, Jean-Michel Bazire (152 premières places) est nettement détaché de Franck Nivard (102), Eric Raffin (93), Christophe Martens (75) et Yannick-Alain Briand (73).

Pour ce qui est des chevaux (attelé et monté), pas de grands changements évidemment avec Ready Cash (760.000 €), Maharajah (585.000 €), Olga du Biwetz (522.000 €), Quaker Jet (399.800 € et favori ce mercredi du Prix Jean-Luc Lagardère à Enghien) et Timoko (355.000 €).

Enfin, chez les reproducteurs, Coktail Jet (3.590.990 €), Love You (3.398.635 €) et Goetmals Wood (3.275.040 €), forment un solide trio de tête largement détachés de Jag de Bellouet (2.531.100 €) et Ganymède (2.482.520 €).

 

 

Coup sûr

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Quel turfiste n'a pas rêvé de découvrir LA méthode miracle, LA martingale fabuleuse permettant de gagner infailliblement aux courses !

Et bien, fidèles amis lecteurs, j'ai l'heur de vous apprendre que j'ai atteint cette suprême quête samedi matin en lisant simplement... Paris Turf.

En effet dans la rubrique « Petites annonces » j'ai lu que l'on recherchait, je cite, des turfistes, hommes et femmes de tous les âges - NDLR : pas de discrimination donc !-.../...

Pour plus d'authenticité - je poursuis la lecture de cette « PA » - nous voulons faire appel aux passionnés et habitués des hippodromes situés à Paris, en Normandie et sur la Côte d'Azur.

NDLR : caricatures s'abstenir !

Les annonceurs enchaînent : « Pour les personnes intéressées merci de nous envoyer :

-         des photos récentes (portrait et en pied) ;

-         un CV comportant coordonnées et renseignements administratifs.

Chaque journée travaillée sera rémunérée et déclarée (NDLR : payée, pas de souci, mais déclarée, c'est autre chose...).

Je vous vois, incrédules parieurs, venir au grand galop avec vos gros sabots. Vous vous interrogez. Mais de quoi s'agit-il ?

Prosaïquement du tournage du prochain film de Fabien Onteniente (qui a déjà réalisé « A la vitesse d'un cheval au galop » - tiens, tiens... - « Camping », « Disco », « Camping 2 »), « Turf » avec en (courte) tête d'affiche notamment Alain Chabat et Edouard Baer.

Les heureux turfistes figurants qui seront élus pourront se targuer d'être sûrs et certains, une fois n'est pas coutume, de passer à la caisse.

 

 

Des machines à sous aux péripatéticiennes...

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Sous la plume de Fabrice Theil, Paris Turf a publié dans ses éditions de mercredi matin un article intitulé «  Les machines à sous pourraient sauver Meadowlands ». Ce papier, j'en suis convaincu, a dû retenir l'attention de nombreux lecteurs mais également de quelques « institutionnels » au rang desquels, au premier chef, évidemment, le PMU,
En effet, il est expliqué que le nouvel acquéreur de cet hippodrome prône l'implantation, tous azimuts, de « racinos » (vous l'aurez compris, rac. de races - courses -  et inos de casinos...), une formule hybride qui aurait déjà fait ses preuves Outre-Atlantique, chaque dollar injecté dans le tonneau des Danaïdes des machines à sous donnant lieu à prélèvement en faveur des courses et, par conséquent, des allocations.

Je trouve ces Américains bien frileux et propose que l'on aille beaucoup plus loin. Voici une série de  préconisations pour relancer, en toute moralité bien sûr, l'industrie hippique française, moyennant des dérogations de la part de l'Etat, toujours friand de picotin « frais ».

- Mise en place donc de machines à sous sur tous les champs de courses de France et de Navarre mais aussi, sous la houlette du PMU, de roulettes, du black jack, du craps, du baccara, du poker et pourquoi pas du bonneteau.

- Taxation, à la source, si l'on peut dire, des débits de boisson. Pour toute consommation d'alcool, y compris de la bière, le client devra s'acquitter...sur le champ, d'une redevance forfaitaire de 50 centimes (les bières, même « petites », c'est bien connu, font des rivières).

- Ouverture de maisons de détente dans lesquelles les parieurs pigeons pourront trouver du réconfort après ou pendant leurs frasques ludiques. Les sommes ainsi versées aux péripatéticiennes, moyennant là aussi prélèvement, alimenteraient un fonds destiné à augmenter les allocations

J'en passe et des meilleures. Ainsi, grâce à ces mesures, le PMU, toujours en quête de nouvelles recettes, et peu regardant, désormais, sur leur provenance, pourra exaucer son rêve : faire de la  France, chaque jour davantage, un tripot.

 

 


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