Accueil Bagdassarian au présent et au passé

Turfiste depuis toujours ou presque (1967), journaliste professionnel depuis 1984, Alec Bagdassarian a séché à l'époque ses cours d'informatique le samedi pour se rendre régulièrement à Saint-Cloud. Il ne dédaignait pas pour autant le trot, ayant eu le privilège de voir courir une certaine Une de Mai. Pour lui, le présent n'est que le balbutiement du passé...

 



Gros handicap !

Envoyer Imprimer PDF

Sans vouloir jouer les rabat-joie, les empêcheurs de tourner en rond, et bien au-delà de la vive émotion qu'a pu susciter la très belle victoire de Saônois en raison du statut aussi sympathique qu'atypique des différents protagonistes (grâce à son propriétaire, son entraîneur et son jockey, un authentique vent de fraîcheur a soufflé sur l'hippodrome des Condé) dimanche dans le Prix du Jockey Club, il faut bien reconnaître que nous avons, comme prévu par bon nombre d'observateurs, en raison de la distance mais aussi du nombre de partants « limite » à mon sens, assisté à une sorte de « Charge de la Brigade Légère » film associé à jamais au controversé mais néanmoins grand acteur que fut Errol Flynn. Dès lors qu'il devient dur d'éviter les remous... Nous devons tout cela notamment à l'ancien président de France Galop et à ses ouailles qui non content d'obtenir le raccourcissement de la distance du Derby cantilien, crime de lèse-majesté pour certains - je ne veux pas volontairement entrer dans ce débat - a voulu, en plus, sous son règne, permettre de déroger à la règle des 20 partants maximum sur les hippodromes dépendant de la juridiction de France Galop. Quand on voit le résultat de ce dimanche à Chantilly, on imagine ce qui aurait pu se produire, sur 2100 mètres, avec quelques partants supplémentaires...

Je me souviens parfaitement encore gamin lorsque le Prix de l'Arc de Triomphe entre autres était associé au fameux « Sweepstake ». Effectivement, avec souvent bien plus de 20 candidats en lice, la loterie (nationale...) chère au président actuel du PMU, était monnaie courante.

Depuis, de l'eau a coulé sous les ponts, et un autre vent, celui de la Libération, souhaitons-le, va peut-être enfin souffler.

 

Du Live au Life…

Envoyer Imprimer PDF

Equidia puissance deux : c'est ainsi que Paris-Turf titrait en « une » l'année dernière, presque qu'à pareille époque, pour annoncer la mise sur orbite à la rentrée d'une deuxième chaîne. La première, « Live » serait entièrement consacrée aux courses et aux paris hippiques alors que la seconde « Life » aurait pour vocation de rassembler tous les hommes et femmes qui ne vivent que pour et avec le cheval. Ces affirmations, en forme de postulat, ont été, il faut bien le reconnaître, parfaitement respectées.

Mais à quoi sert réellement Equidia Life ? C'est la question que je me pose malheureusement régulièrement en regardant Equidia... Live. Quelques exemples récents me reviennent à l'esprit pour illustrer cette interrogation : une Poule d'Essai, pourtant palpitante, interrompue à peine le poteau franchi, pour se rendre sur un autre hippodrome organisant une réunion en simulcasting, alors que sur « Le Life » défilaient des images du jumping de La Baule ; un Grand Steeple-Chase d'Auteuil amputé d'une grande partie de l'après-course, avec seulement, furtivement, le saut du rail-ditch qui restera pourtant gravé dans les mémoires, tant il a été impitoyable pour certains, quelques images en incrustation du clan des vainqueurs, des impressions de jockeys recueillies à la sauvette, dans la précipitation, tout ça pour se rendre - direct oblige, bien sûr -, à Châteaubriant et assister à un... faux départ dans le Prix Une de Mai, avant d'enchaîner - c'est le cas de le dire- à 17 h 05 sur Son Pardo et retourner ensuite sur La butte Mortemart pour écouter le prêche de Bertrand Bélinguier et de Patrick Lucas, respectivement présidents de France Galop et de Gras Savoye qui ont vanté les mérites d'un spectacle parfaitement réussi. Sur Equidia Life, pendant ce temps, si j'ai bonne mémoire, le CSO de machinchouette... C'est bien connu, qui trop embrasse mal étreint.

Je ne veux, sachez-le, en aucun cas, me montrer méprisant (Il y a des moments dans la vie où il faut être économe de son mépris vu le grand nombre de nécessiteux, merci Chateaubriand...) ni envers les Sports Equestres, ni à l'endroit des réunions en simulcasting organisées sur tout le territoire, pas davantage (quoique...) vis-à-vis des courses premium étrangères. Le turfiste lambda qui a misé sur l'une d'entre elles, mais aussi évidemment les différents acteurs qui permettent leur organisation, méritent tout notre respect.

Je m'interroge seulement si, face au « tuilage intensif » qui nous est maintenant imposé et qui rend très difficile, sinon impossible, la couverture de toutes les affiches, on ne pourrait pas, à l'instar de Groupe France Télévision durant les grands rendez-vous sportifs, passer le relais du « Live au Life » afin que l'on puisse parfaitement et pleinement profiter de toutes les magnifiques images qui nous sont proposées.

 

Mauvaise foi

Envoyer Imprimer PDF

C'est vraiment dommageable pour l'image des courses qui s'en trouve ternie, que certains professionnels - même si nombre d'entre eux, en fait, n'ont strictement rien à déclarer de pertinent- ne daignent pas s'exprimer devant la presse. Imaginez, pour coller à l'actualité, un Djokovic, un Federer ou Nadal refusant de donner leurs impressions d'après match !

Dans les rangs de ces taiseux patentés deux catégories : ceux qui grisés par la victoire se laissent tout de même aller aux confidences après la course (car il faut toujours dire du bien de soi, parce que cela se répète et on ne sait plus qui a commencé, comme l'a si bien dit Sacha Guitry) et ceux qui ne s'expriment jamais (avant et après la course). C'est le cas justement de Christo Aubert qui après avoir réalisé une très belle carrière de jockey a eu l'insigne honneur de permettre à Mid Dancer de réaliser l'exceptionnelle passe de trois (2007 - Arnaud Chaillé-Chaillé, rappelons-le - 2011 et 2012) dans le Grand Steeple-Chase de Paris dimanche à Auteuil. S'adressant exclusivement au public, il a déversé au passage son mépris sur les médias déclarant en substance : « La presse avait enterré vivant le cheval après sa dernière sortie, mais le public l'a soutenu ».

Que l'entraîneur cantilien me permette deux remarques : d'une part, contrairement à ses propos, la presse n'a nullement « condamné » Mid Dancer, Paris Turf, notamment, lui consacrant nombre articles et sa « Une » de samedi matin ; d'autre part, réjouissons-nous que le professionnel, à défaut de lui parler, lise - même mal, la presse. N'est-ce pas, finalement, l'essentiel !

 

Le prix de la notoriété

Envoyer Imprimer PDF

En 45 ans j'en ai vu des courses. J'en ai vu des jockeys gagner des courses ingagnables par leur seul talent, leur science du train, leur hargne. Mais j'en ai aussi vu se tromper de poteau d'arrivée, perdre des courses imperdables pêchant par excès de confiance.

Évidemment les meilleurs cavaliers ne sont pas à l'abri de ce genre de bévue. C'est le cas, je crois, du talentissime Christophe Soumillon qui, en selle sur l'invaincu Dabirsim dimanche à Longchamp dans le Prix de Fontainebleau, course préparatoire aux futures joutes classiques a voulu, ne se contentant pas simplement de triompher avec panache, finasser : le crack jockey belge, limite arrogant, s'est offert le luxe de se retourner à quatre reprises (j'ai compté) dans la ligne droite pour juger de l'ampleur des dégâts tant Dabirsim semblait dominer outrageusement son sujet. Résultat... de la course : opiniâtre, Grégory Benoist en selle sur Dragon Pulse, qui était tout sauf un second couteau, a compris, l'éclair d'un instant, que l'inimaginable pouvait se produire : empoignant le protégé de Mikel Delzangles, il réussissait à rejoindre, puis dépasser dans les dernières foulées l'élève de Christophe Ferland.

J'ai pu lire dans la presse, Paris Turf inclus, chacun, c'est normal, y allant de sa petite spéculation - votre serviteur aussi -, que la distance (1600 mètres) représentait peut-être le bout du monde pour le gagnant du Prix Jean-Luc Lagardère - Grand Critérium ; que par sagesse - louable attitude il est vrai - son jockey avait voulu préserver au maximum les réserves de son poulain dans la perspective de la Poule d'Essai ; que les commissaires, pour leur part, se contentaient simplement d'enregistrer les explications de la Cravache d'Or. Bref, globalement, pour l'instant, que des commentaires relativement cléments.

Le prix de la notoriété en quelque sorte.

Soit. Les avis sont partagés et tous méritent crédit. Toutefois, je pose la question qui tue : imaginons une seule seconde que Philippe Sogorb qui a révélé le fils de Hat Trick, remportant ses trois premières sorties, avant d'être remercié de façon cavalière, ait été encore son partenaire dimanche ! Que n'aurait-il pas été éreinté, voué aux gémonies, que de taillages de croupières...

 

 

Les records que l’on mérite

Envoyer Imprimer PDF

Dès qu'ils en ont l'occasion - même s'il est vrai qu'elles sont rares-, les responsables du 83, rue La Boétie, ne manquent pas d'assurer la promotion et de tarir des éloges sur leur nouveau né, le PICK 5. Ainsi, a-t-on pu lire tout récemment, un écho sous ce titre accrocheur : « Pick 5 : nouveau record ».

Unique record et non record unique, aurait-on pu dire...

En effet, de quoi parle-t-on exactement ? Simplement du fait que ce jeu, qui sera désormais associé aux Etapes du Trophée Vert - une bonne initiative, soit dit en passant- a permis, grâce à une arrivée peu prévisible sur le « papier » (46/1, 27/1, 22/1, 43/1 et 19/1 !) sur l'hippodrome de Nîmes dimanche, d'enregistrer 14 mises gagnantes pour un peu plus de 18.000 euros. Soit. Mais quid des recettes régulièrement enregistrées sur ce pari ? Bien que le PMU soit très discret, pour ne pas dire opaque - c'est de saison - dans ce domaine, des informations parviennent à transpirer - avez-vous déjà entendu le cri poignant d'une information qui transpire ? - selon lesquelles, nous avons déjà eu l'occasion d'en parler sans être démentis, le fameux rejeton aurait bien du mal à croître harmonieusement. La source, qui n'a jamais atteint des sommets se tarirait même. On a les records que l'on mérite...

Dans ma grande bonté, à titre gracieux, et afin d'éviter que le PMU ne commette à l'avenir d'autres erreurs de casting du style du fameux Grand 7, grand « flop » devant l'éternel, je leur propose que lors de leurs séances de brainstorming ils étudient la possibilité de proposer un nouveau jeu sur des épreuves organisées - liste non exhaustive - à VAAL, SINGAPOUR, KENLWORTH, PALERMO, MARONAS, SAN ISIDRO, CLAIRWOOD, TURFONTEIN, LAUNCESTON, GREYVILLE, LA PLATA, VALPARAISO, CHAMP DE MARS, SAN PARDO et VELIEFENDI. Diable, un peu d'exotisme !

 

 


Page 6 de 33

Newsletter inscription gratuite

Les blogs

Les partenaires


Bannière

Recherchez