Accueil Bagdassarian au présent et au passé

Turfiste depuis toujours ou presque (1967), journaliste professionnel depuis 1984, Alec Bagdassarian a séché à l'époque ses cours d'informatique le samedi pour se rendre régulièrement à Saint-Cloud. Il ne dédaignait pas pour autant le trot, ayant eu le privilège de voir courir une certaine Une de Mai. Pour lui, le présent n'est que le balbutiement du passé...

 



Irritations d'été…

Envoyer Imprimer PDF

C'est bien connu, la période estivale est propice aux démangeaisons.

Pour ma part, au cours de ce mois d'août, j'ai été particulièrement irrité par différentes informations et agissements :

- JO : les HH (handballeurs hooligan) dérapent

Je trouve affligeante l'attitude de certains commentateurs et observateurs (presse y compris) qui prennent fait et cause pour les handballeurs Français qui, visiblement éméchés et réfractaires a toute critique ont mis à sac le plateau de l'Equipe TV. Le fait d'avoir apporté une brillante Médaille d'Or à Londres leur interdit, davantage que quiconque, ce genre de dérapage car en aucun cas ils ne doivent déroger de leur devoir de représentation de la nation.

En France, s'imbiber d'alcool est un sport national. Je me souviens d'une chanson « Roulez bourrés » interprétée par « Au bonheur des Dames » qui a fait un véritable tabac à l'époque prônant l'absorption d'alcool :

« Pour les vacances,
J'emmerde Bison-futé,
Pour traverser toute la France,
Le seul moyen d'arriver
Roulez bourrés, roulez bourrés,
Roulez bourrés, roulez bourrés, roulez bourrés...

Édifiant !

Après les avoir appelés « Les Bronzés, Les Barjots, Les Costauds, et enfin Les Experts « je propose qu'on les surnomme « Les Casseurs ».

- Canicule et marronniers

Chaque année les médias ne sauraient déroger à une règle : publier les fameux marronniers. Grâce à Wikipédia, j'ai pu répertorier une liste de ces sujets récurrents :

Pour ce qui est de la canicule, sujet que l'on peut davantage assimiler à un... serpent de mer plutôt qu'à un marronnier, que n'a-t-on pas lu et entendu au sujet de cette vague de chaleur qui a régné sur la France. Un florilège de poncifs dont nous asperge la presse du style : Il y a canicule quand ces trois conditions sont réunies :

- Il fait très chaud ;

- La nuit la température ne descend pas, ou très peu ;

- Cela dure plusieurs jours.

Sans commentaires...

- Pas d'effet Bœuf

Pour en revenir aux courses, je trouve que Dominique Bœuf, consultant à Equidia, se permet non seulement des libéralités de langage... de charretier mais de surcroît fait preuve d'un chauvinisme totalement déplacé. Exemple : dimanche à l'occasion du Prix Jean Romanet qui a donné lieu à une habituelle domination des concurrents entraînés Outre-manche, probablement dépité, on le comprend, par l'insolente réussite des Anglais précédemment dans le « Morny » il répond à son alter ego, irréprochable, lui, de professionnalisme et qui espérait apparemment que la multiple Cravache d'Or recueille les impressions du jockey de lauréate Snow Fairy, Ryan Moore : « Je ne veux pas parler anglais ».

Même s'il s'agit d'une boutade, de grâce M. Bœuf, faites votre métier de consultant et pensez d'abord aux turfistes dont certains boivent vos paroles.

 

Mirages collectifs…

Envoyer Imprimer PDF

De tout temps le meeting de Deauville s'est singularisé par rapport à tout ce qui peut exister dans le microcosme hippique : une grand-messe à nulle autre pareille durant laquelle les informations - pour ne pas céder à la trivialité du terme « tuyaux » - circulent telles des vibrations dans une caisse résonance amplifiant les « bruits ». Des bruits, pour reprendre une expression lue dans « Jour de Galop », qui se transforment en courant d'air...

On en a eu à nouveau la démonstration à plusieurs reprises récemment, principalement, évidemment, dans les courses réservées aux inédits. Voici un petit florilège de ce que j'ai pu ainsi lire et entendre ici et là dans la presse écrite, numérique et parlée : « Est parti (e) couru dans le Prix xxx ; a fait une impression phénoménale à Deauville ; s'est imposé (e) en champion (ne) ; a triomphé en patron ; précédé (é) d'une flatteuse réputation ; a gagné en se tordant de rire... »

Résultats des courses : ces baudruches artificielles, ont gonflé, gonflé, regonflé, jusqu'à atteindre une taille interdisait toute survie. Alors, le plus logiquement du monde, inexorablement, elles ont éclaté.

Aux courses, on le sait, souvent, tout n'est qu'illusion...

 

 

Subir n'est pas affronter

Envoyer Imprimer PDF

L'une des rares vertus de l'âge qui pointe son museau à l'horizon, c'est peut-être de moins s'enflammer. De ne pas céder au concours de superlatifs. De raison garder. Pourtant, et j'ai déjà eu l'occasion de l'écrire, je n'ai jamais vu, de mes yeux vu, un poulain dominer, doux euphémisme, ses congénères de la sorte. Je veux parler évidemment de Frankel. J'ai fait une comparaison en regardant à la télévision la sidérante décontraction avec laquelle Hussein Bolt a humilié non pas ses adversaires mais ses faire-valoir au cours des JO de Londres. Même si comparaison n'est pas raison, je me suis remémoré le tout début des années soixante-dix et plus particulièrement les ténors de l'époque, le triptyque Mill Reef, Brigadier Gérard et My Swallow. Restera jamais gravé dans ma mémoire l'étourdissant succès du pensionnaire de Ian Balding dans le Prix Ganay qui a porté haut les couleurs de Paul Mellon.

C'est pourquoi sans méchanceté aucune je ris sous cape en lisant ici et là que le « match » Cirrus des Aigles-Frankel, initialement prévu fin août sur l'hippodrome de York était reporté à une date ultérieure...

Vous avez dit match ? Vous avez dit affrontement ?

La glorieuse incertitude du turf est certes une leçon d'humilité mais on n'affronte pas Frankel, on le subit...

 

 

Anecdote

Envoyer Imprimer PDF

Je n'ai, sachez-le - même si au fond tout le monde s'en fiche - aucune sympathie particulière pour l'entraîneur Elie Lellouche qui, aux dires de certains mes collègues mais aussi d'amis dans le « milieu » n'aurait pas grande considération pour la profession de journaliste hippique. C'est parfaitement son droit et je le respecte. Comme beaucoup d'autres de ses congénères il ne parle à la presse que lorsqu'il s'agit de vanter, a posteriori, ses mérites.

Pour ma part, et même si, la aussi, personne n'en a cure, je n'en ai guère (de la considération), d'une façon générale, pour celle d'entraîneur. Nous sommes quittes si l'on peut dire.

Ceci dit, je trouve que la famille Wildenstein a fait preuve d'une grande injustice en confiant à Henry Cecil Beauty Parlour. Son ancien mentor avait pourtant façonné et tiré la quintessence de cette remarquable pouliche qui n'a connu qu'une seule fois la défaite : 2e du Prix de Diane !

Cela me fait penser, je ne sais pas pourquoi, à une anecdote, aussi authentique que sordide, qui a marqué mon adolescence. Alors qu'avec mon père, il y a fort longtemps donc, nous quittions Longchamp par la petite porte grillagée noire jouxtant les guichets de l'enceinte privée (petite porte pour sortir mais dont l'accès était strictement limité) un turfiste habitué à quémander demande à un illustre propriétaire depuis disparu : « Monsieur, pourriez-vous m'aider, me donner un peu d'agent, je n'ai pas mangé depuis deux jours ? ». De mes propres oreilles, croix de bois, croix de fer, si je mens j'irai en enfer - pas de risque pour le mécréant que suis - j'ai entendu cette réponse aussi abrupte que blessante : « Revenez me voir quand vous n'aurez pas mangé pendant une semaine ! ». Une boutade probablement.

Morale de l'histoire : il n'y en a pas justement.

 

 

Appétence et préférence…

Envoyer Imprimer PDF

J'ai un peu honte de l'avouer, dans des temps ou il est de bon ton d'encenser le politiquement correct, la pensée molle, sans la moindre aspérité, la bonne conscience, bref notre pain quotidien, mais je suis un inconditionnel du galop ! J'ai beau, professionnellement parlant, m'intéresser également au trot, donc davantage par nécessité que par conviction, le galop a été et restera l'un des miels de ma jeunesse et peut-être de ma vieillesse. Mon appétence et ma préférence en quelque sorte...

Aussi, aujourd'hui, personne, je crois, ne pourra suspecter mes propos de partisanisme. En effet, et ce n'est pas la première fois que cela se produit, ce lundi 16 juillet, j'ai beau regarder en long en large et en travers le programme élaboré en commun - enfin, souhaitons-le - par les sociétés mères, je ne vois pas l'ombre d'une réunion « premium » réservée aux trotteurs. Pas un morceau de mouche ou de vermisseau à se mettre sous les dents pour les amateurs de « demi-sang ».

À l'affiche, Vichy et ses 8 courses et 115 partants, Dieppe qui a réuni 104 compétiteurs répartis sur 8 épreuves et Châteaubriant (9 et 144). Je ne parle même pas de l'accessoire international - dans ce cas précis - avec San Sebastian et ses 6 courses PMU (73 concurrents).

Comment cela se fait-ce ? Ce n'est pourtant pas le nombre de réunions qui font défaut tout au long de la saison ! Certes, certains me rétorqueront qu'il y a des courses réservées à nos amis trotteurs à Agon-Coutainville (9 et 128), Cagnes-sur-Mer (7 et 93) et Eauze (8 et 112) ! Mais excepté Cagnes qui ne jouera pas en solo puisqu'il s'agit d'une réunion internet, les deux autres seront parées du label PMH.

Apparemment, pour cette journée bien particulière, les « programmateurs », à mon sens, avaient du mou dans les genoux. À défaut, c'est bien plus grave, d'en avoir dans la tête !

 


Page 4 de 33

Newsletter inscription gratuite

Les blogs

Les partenaires


Bannière

Recherchez