Jeudi, 27 Décembre 2012 10:51
Je voudrais remercier François Hallopé pour son analyse pointue de la situation des courses et, si vous le permettez, j'aimerais juste apporter une petite ligne à la conclusion de cette constatation. Dans chaque société en déclin, les valeurs fondamentales ont souvent permis de revenir à une normalité. Pour revenir à une situation plus appropriée et revenir à des chiffres positifs, il est nécessaire que toutes les parties fassent l'objet d'un consensus. De quoi souffre le jeu sur le turf actuellement ? D'une baisse des enjeux programmée. Vous avez l'équivalent dans bien des sports et prenons pour exemple l'athlétisme.Un simple meeting régional amène 50 personnes alors qu'un meeting internationnal avec plusieurs stars remplisse un stade. Au trot, à vouloir aller toujours plus vite, on a déferré à tout crin. A voir les courses au quotidien, il suffit de regarder les allures de certains dans la ligne droite ou avant pour comprendre que que beaucoup ont atteint leurs limites et que certains ne peuvent aller plus vite. A voir le nombre de distancements et l'écoeurement des turfistes qui en résulte, il est évident que la politique de déferrage, même si elle est spectaculaire, est néfaste à l'édifice en général. Comment voulez-vous qu'un turfiste résidant à plus de 600 km de l'hippodrome et qui fait la queue depuis 15 minutes derrière une machine, puisse écouter Equidia et les éventuelles informations de dernières secondes. En revenant aux bases simples et en obligeant à ferrer tous les chevaux, chaque turfiste aura l'impression qu'il a la même chance que tout le monde et qu'il sera sur le même pied d'égalité que le reste des turfistes. Cela enlèvera le principal argument de la Française des Jeux et beaucoup de turfistes reviendront à leur première passion. De toute façon, même ferrés, les meilleurs gagneront toujours. E. B.
Mercredi, 05 Décembre 2012 13:22
Depuis 2 ans, ca rentre et ca sort dans cette institution... Les nouveaux entrants ne restent pas bien longtemps... L'institution a-t-elle du mal à fidéliser un personnel différent des castes bien encrées dans le système ? Deux directeurs de la communication ont fait un rapide tour de piste avant d'être vivement remerciés, une responsable des relations publiques n'a fait qu'une furtive apparition, 1 directeur de site resté 12 mois et récemment la nouvelle directrice du centre d'entrainement et de l'hippodrome, première femme à intégrer la direction d'un site a, quant à elle, décidé de partir de son propre gré... et tout cela se passe sans que la direction générale s'en émeuve, sans que les syndicats s'interrogent. Il y aurait pourtant tant à faire, car les socios-professionnels rencontrent des difficultés à échanger avec l'Institution des courses, mais les dogmes du PMU et des grandes loges assomment la filière équine, l'explosion du système est proche. BA
Lundi, 24 Janvier 2011 19:04
Neuf jours après son facile succès dans le Prix Marcel Laurent, Ready Cash revient en piste dans le Prix de Bretagne, première préparatoire au Prix d'Amérique. Le champion de Philippe Allaire, remis sur orbite par Thierry Duvaldestin, se montre fautif dans la ligne droite, après avoir littéralement « croisé » un peloton de chevaux tout d'un coup devenus très ordinaires. L'accélération du fils d'Indy de Vive restera l'un des temps forts du meeting d'hiver. Certes, le dénouement (disqualification) gâche un peu l'impression produite mais une conclusion s'impose à tous : il y a lui et les autres. Et s'il est battu le dernier dimanche de janvier, ce sera par lui-même. Sa sortie suivante est le Prix Doynel de Saint Quentin. La course lui tend les bras. Il l'étreint sans émotion. Dans la foulée, il enlève avec brio le Prix de Bourgogne. Il domine Olga du Biwetz (gagnante du Prix de Cornulier lors de sa sortie suivante) et Oyonnax, deux de ses principaux adversaires dans le Prix d'Amérique. le grandissime favori a tué le suspense, pense-t-on. Mais, lors de sa sortie suivante, deux événements introduisent le doute dans les esprits. Contraint aux extérieurs, Ready Cash est battu par l'étonnante Lana del Rio dans le Prix de Belgique. Et il perd aussi la deuxième place après enquêtes sur ses allures. Une heure auparavant, Maharajah avait réussi ses premiers pas à Vincennes, enlevant le Prix de Belgique en effectuant le tour de piste en tête. Il n'en faut pas plus pour relancer le Prix d'Amérique et diviser l'Europe du Trot. Dimanche, Ready Cash a sans doute son destin en main, mais Franck Nivard également. Son partenaire, aussi talentueux soit-il, ne peut se permettre de réaliser ce que faisait Ourasi ou Ténor de Baune, c'est-à-dire tourner autour des meilleurs, nez au vent. Et, dans les derniers mètres, notre mâle dominant n'est pas à l'abri d'une frasque... Ses nombreux supporters risquent de trembler jusqu'au bout.
Depuis mardi 4 mai, toute l'actualité du galop est consultable directement sur le site de Paris-Turf.com, dans la rubrique Actualité. Vous y retrouverez toutes les catégories habituelles du Blog de Paris-Turf, avec toutes les illustrations. Cliquez directement sur le lien : Paris-Turf Actualité
Depuis mardi 4 mai, toute l'actualité du galop est consultable directement sur le site de Paris-Turf.com, dans la rubrique Actualité. Vous y retrouverez toutes les catégories habituelles du Blog de Paris-Turf, avec toutes les illustrations. Cliquez directement sur le lien : Paris-Turf Actualité
|
Depuis mardi 4 mai, toute l'actualité du galop est consultable directement sur le site de Paris-Turf.com, dans la rubrique Actualité. Vous y retrouverez toutes les catégories habituelles du Blog de Paris-Turf, avec toutes les illustrations. Cliquez directement sur le lien : Paris-Turf Actualité
Au lendemain du week-end du Muguet et du Ganay -réunions de lundi incluses-, Dubawi pointe en tête d'un classement: celui des gains moyens par produit depuis le 1er janvier en France (classement volontairement réduit aux étalons ayant eu 10 produits au départ). Avec une moyenne de 11.250 euros par cheval, il devance Peintre Célèbre (10.514), Dalakhani (9.637), Lomitas (9.483), Tiger Hill (9.363), Kutub (9.174) et Keltos (9.020). En supprimant la restriction, on aurait Medecis (47.075) en tête, devant Halling (38.150) et Hawker's New (33.360), mais il est bien évident que leur progéniture étant moins présente, ces chiffres sont moins représentatifs.
Lundi 3, Bordeaux-Le Bouscat. Quatrième puis troisième de B pour ses deux premières sorties en compétition, Lawspeaker s'est déplacé à Bordeaux-Le Bouscat pour ouvrir son palmarès, dans le Prix Daniel Guestier (B - 3A - 2.400m). Il a fait fort bel impression et a donc vaincu le signe indien, avant de repartir, probablement, vers des tournois plus huppés. Lawspeaker a un papier captivant: il est par Singspiel et une sœur du champion néo-zélandais Starcraft.
Lundi 3, Bordeaux-Le Bouscat. La victoire de l'inédite Keratiya dans le Prix Sainte-Germaine (F - 2F - 1.000m) est loin d'être anecdotique. C'est d'abord une sœur utérine de Kermiyan (2e du Critérium de l'Ouest listed l'an dernier). C'est, surtout, la première gagnante (pour le deuxième partant) de l'entraîneur Jean-Claude Rouget chez les 2 ans. Or le professionnel palois avait fini tête de liste dans cette génération par le nombre de victoires. La machine semble se lancer...
Lundi 3, Bordeaux-Le Bouscat. Quand cela s'arrêtera-t-il? La série réalisée par Didier Guillemin ne semble pas prête de s'arrêter. Ce n'était en tout cas pas ce lundi où le professionnel montois a ajouté deux autres succès, à Chantilly et dans le Prix du Coq Hardi (F - 2M - 1.000m). Deux succès attendus. Pourtant, la domination de Dream Catcher a été moins nette que lors de ses débuts, puisqu'il laisse Salmonete et My Name Is Bond (premier partant de 2 ans pour l'année de Jean-Claude Rouget) à une demie et une longueur. Mais l'important était bien de gagner... une nouvelle fois.
Lundi 3, Chantilly. Le dénouement du Prix Allez France (Gr3 - Femelles - 4AP - 2.000m) a mis du temps à se décanter. À environ cent mètres du but, elles étaient encore trois en lice pour la victoire, Superstition, La Boum et Shemiyla, de la corde vers l'extérieur. Après avoir longtemps paru un peu débordée, la représentante de l'Aga Khan portait l'estocade pour s'imposer à la fin. Après avoir terminé deuxième pour son premier essai à ce niveau, dans le Prix de Flore, Shemiyla réussit dont une rentrée victorieuse. Superstition complétait le succès de l'entraînement d'Alain de Royer Dupré en s'emparant de la deuxième place. Shemiyla est par Dalakhani et Shemala. Or cette Shemala est une sœur utérine de Shemima (Dalakhani), lauréate de ce Prix Allez France l'an dernier (cliquer ici pour voir le résultat). On peut vraiment dire que le titre est resté dans la famille.
Lundi 3, Chantilly. Dans les minutes précédant le Prix des Grès (F - 3F - 1.600m), une rumeur enflait : on allait assister aux débuts d'une pouliche de grande qualité, Sarafina. Les cotes traduisaient cet engouement, la pouliche princière étant proposée à un moment à moins d'égalités. Sa supériorité au passage du poteau fut, en effet, impressionnante. Sarafina a été parmi les plus rapides au départ, en se montrant allante, son jockey Christophe Lemaire s'évertuant à la cacher. Il y parvenait, non sans un peu de mal toutefois. Seul petit moment de doute, à cent cinquante mètres de l'arrivée, quand elle s'infiltre à l'intérieur de l'animatrice. En suite, c'est une envolée. Impressionnant. Pour comparaison, elle couvre les 1.600 mètres de la piste ronde dans un temps total de 1'41''7, là où les poulains de la précédente ont mis sept dixièmes de seconde de plus. Et quand on sait que l'une a gagné en toute décontraction quand les autres ont dû lutter jusqu'au poteau... Alain de Royer Dupré accueille sa pouliche avec sérénité: «Nous ne sommes pas surpris, car c'est une pouliche que j'estime beaucoup : elle a montré beaucoup de classes à l'entraînement. Elle me fait même penser à Darshan quand il avait gagné son Jockey-Club en 1984. Maintenant, on va essayer de lui trouver une course intermédiaire avant d'aller sur quelque chose de fort...» Quelque chose de fort... Comment ne pas penser au Prix de Diane, le 13 juin, dans lequel Sarafina est engagée? Moins probablement le Saint-Alary, le 23 mai; ce serait trop court. Le temps est en tout cas compter pour parvenir.
La police y voit la main d'activistes politiques. Lors d'une réunion de courses, le jour de la Fête du Travail sur l'hippodrome de Nalchik, dans le Caucase (République de Kabardino-Balkaria), une explosion a fait un mort (un vétéran âgé de... 104 ans) et une trentaine de blessés (dont 23 hospitalisés), victimes d'une bombe placée dans le plafond d'une loge officielle. Un attentat ciblé, sinon signé, puisqu'un ex-Ministre de l'Intérieur et un Ministre de la Culture ont fait partie des blessés... GC
Lundi 3, Chantilly. Douze inédits présentant de beaux papiers se sont élancés au départ du Prix des Fontaines (F - 3M - 1.600m). Malheureusement, l'un n'a pu rallier le poteau, Blue Brook, gravement accidenté au postérieur droit. Des images qu'on aimerait ne jamais voir. Difficile, ensuite, de s'enthousiasmer pour une arrivée, fut-elle à couteaux tirés. Car, assurément, on a assisté à une lutte entre deux bons poulains. Prince Bishop a semblé avoir pris franchement et définitivement l'avantage à deux cents mètres du but, mais l'animateur, Mellon Martini, dévoilait une grande combativité pour revenir arracher le succès. Son jockey, Morgan Delalande, analyse: «Je n'avais pas d'ordre précis, si ce n'est de le détendre absolument. Je l'ai laissé aller devant, à sa main. Il a été un peu pris de vitesse au démarrage, mais est bien reparti, de lui-même. Il est encore un peu regardant, mais ce n'est pas méchant.» Son entraîneur, Alain de Royer Dupré indique: «C'est un cheval difficile le matin à l'entraînement. Là, il a bien respiré, ce qui n'est pas toujours le cas le matin. Il réalise une performance intéressante.» Il s'agit d'un poulain bien né, puisque par Sadler's Wells et Sand Springs, jument inconnue en France, mais titulaire d'un beau palmarès aux Etats-Unis. Placée de groupe dès ses 2 ans, elle a gagné son groupe II à 3 ans.
Le 18 mars dernier, le crack jockey australien Kerrin McEvoy, première monte pour le cheikh Mohammed aux antipodes, avait immédiatement interjeté appel, face aux commissaires de Sydney (New South Wales) qui lui avaient infligé un mois à pied, au motif de "n'avoir pas donné à son cheval (NDLR : troisième) toutes ses chances d'obtenir un meilleur résultat". En fait, il lui était reproché a posteriori un mauvais choix tactique au poteau des 600 mètres d'une course sur 1.400 mètres où il était resté "couvert" alors qu'il aurait pu saisir l'opportunité d'une ouverture en dehors, l'amenant dans le sillage du futur gagnant. Facile à dire après... Mc Evoy a été entendu par les juges d'appel qui l'ont absout : une erreur d'anticipation, ce n'est pas une enfreinte au devoir de "tout mettre en œuvre pour un meilleur classement". L'interprétation des bonnes et mauvaises tactiques par les commissaires, telle que se la sont autorisée ceux de Sydney, a donc été considérée implicitement comme une dérive,introduisant une grande part de subjectivité dans le dispositif de répression et suggérant que l'on déniche des "cas McEvoy" dans toutes les courses... Pour fêter cette victoire en appel, McEvoy - qui n'avait pas gagné de groupe I durant le meeting de Sydney - y est parvenu dimanche à Morphetville (South Australia) en menant au succès le "Maktoum" Kidnapped dans le South Australian Derby, où sa maîtrise de la course d'attente a fait merveille, de la plus courte des encolures sur le poteau. GC
|
|